L’Heure enchantée, 1890
Les Sauvageons
Ce sont trois vieilles sœurs,‖ trois vénérables fées.D’antiques nénuphars‖ grotesquement coiffées.En tuniques d’argent,‖ hélas ! pleines de trous,Elles hantent encor‖ la forêt de Jailloux.Lorsque le vent du soir‖ pleure comme une harpe,D’aucuns ont aperçu‖ le bout de leur écharpe,Et c’est avec leurs yeux,‖ doucement étonnés,Leurs yeux naïfs, pareils‖ à ceux des nouveau-nés.Tout ce qu’on entrevoit‖ des féeriques royaumes.Elles ont cousiné‖ jadis avec les gnomes ;Elles datent du temps‖ où l’on dansait en rond,Dans la clairière, autour‖ du petit Obéron,Où Miranda montrait,‖ aux cloches de matines,Son gracieux visage‖ entre les églantines,Où Merlin l’enchanteur,‖ las d’avoir tant lutté,Par l’amour à la fin‖ s’endormait enchanté.Le bois est leur asile…‖ Elles n’en sortent guère,Car l’homme, toujours lâche‖ et fou, leur fait la guerre,Et le maître, au doux front‖ couronné de jasmin,Le maître n’est plus là‖ pour leur tendre la main.On dit que leurs regards‖ souilleraient l’innocence,Que le diable autrefois‖ leur a donné naissance,Près de la mer qui brille,‖ au pays des ajoncs,Et tous les gens d’ici‖ les nomment Sauvageons.
Tant que le dur soleil‖ illumine la terre,Elles restent ainsi‖ dans ce bois solitaire,Le front dans les genoux,‖ n’osant même parler,Comme la mère en deuil‖ qu’on ne peut consoler.Mais quand la nuit‖ aux calmes yeux, la nuit clémente,Sur les collines d’or‖ jette un pan de sa manteEt berce doucement‖ l’univers endormi,À cette heure où déjà‖ se mêlent à demiLa rivière et les bois,‖ les prés et les fontaines,Dans cette paix auguste‖ où des formes lointainesSemblent en s’effleurant‖ échanger un secret,Quelle sérénité‖ tombe de la forêt !Comme elle se fait douce‖ et tendre et maternelle !Est-ce l’esprit des morts‖ qui ressuscite en elle ?A-t-elle reconnu‖ celui qui doit venir ?On dirait un tombeau‖ qui garde un souvenir,Et les trois vieilles sœurs‖ savent bien la comprendre.Elle aime à les revoir,‖ se plais à les entendre.Son rêve est immuable‖ et beau comme le leur.
Frôlant une broussaille,‖ effeuillant une fleur,Elles vont, elles vont,‖ pauvres petites fées.Le vent court à travers‖ leurs robes dégraféesEt sur leurs cous ridés‖ mêle leurs cheveux blancs.Elles vont, elles vont‖ toujours. Leurs bras tremblantsDans la nuit qui s’effare‖ ont des battements d’ailes.Leurs jambes en fuseaux,‖ ridiculement grêles,Ont peine à se tenir,‖ en dépit des bâtons…Leurs nez crochus d’oiseaux‖ picorent leurs mentons,Leur tête branle ainsi‖ que leurs mains maigrelettesEt leurs os font du bruit‖ comme ceux des squelettes.Elles vont. Les chevreuils‖ sortent de leurs abrisEt, pour les voir passer,‖ ouvrent des yeux surpris.L’écureuil les regarde‖ et fait une culbute,Le crapaud les salue‖ avec un air de flûte,Et les chauves-souris‖ aux ailes de veloursLes frôlent lourdement.‖ Elles marchent toujours,Écoutant le passé‖ divin qui les appelle.La forêt, n’est-ce pas‖ la suprême chapelleOu gît encore au bas‖ de l’autel renverséLe Dieu mystique en beau‖ qu’on n’a pas remplacé ?Les trois sœurs voient partout‖ sa radieuse image,Et, complice, la brise‖ accueille leur hommage.Voici le carrefour‖ où tourna tant de foisLa ronde des ondins‖ et des dames des bois.Que de perles alors‖ au cou de la nuit brune !Quel chapelet d’éclats‖ de rire au clair de lune !Comme tous les échos‖ épient enamourés !Ainsi qu’un fol essaim‖ de papillons dorés,Passaient et repassaient‖ dans la lumière bleueLes pourpoints de satin‖ et les robes à queue.La viole d’amour,‖ mêlée aux violons,Disait l’éclat tendre et‖ charmant des cheveux blonds,Les yeux de violette‖ où resplendit l’aurore,Les bouches de vingt ans‖ que le baiser colore.Et tout à coup‖ la douce voix s’alanguissait.Beau comme le soleil‖ d’Avril, apparaissaitCelui dont le sourire‖ ensorcelle le monde,Le jeune homme qui tient‖ la Rose. Oh ! quelle ronde !Comme elle déroulait‖ ses anneaux gracieux !Quelle musique folle‖ éclatait sous les cieux.Comme on s’aimait ! Les fleurs‖ étaient surnaturelles.Et dans l’azur profond‖ volaient des tourterelles.Hélas ! Le vent du Nord‖ a soufflé méchamment.Un jour a dissipé‖ l’antique enchantement ;Demoiselles des bois,‖ sylphes, lutins et gnomesSont partis de concert‖ au pays des fantômesEt le cercle magique‖ est près de s’effacer.Les vieilles sœurs pourtant‖ voudraient encor danser.Soulevant tour à tour‖ leurs tuniques fanéesOù s’effeuille un bouquet‖ de roses surannées,Elles vont murmurant‖ une espère de chant,Et c’est tout à la fois‖ ridicule et touchant.Elles ont oublié‖ les syllabes de joieQui font en plein hiver‖ que le printemps verdoie.Et cependant, voyez :‖ À la pâle clartéDe la nuit, leur visage‖ a repris sa beauté.Voyez : ce ne sont plus‖ déjà les béquillardesSur qui s’apitoyaient‖ les louves et les hardes.Elles ont redressé‖ leur dos endoloriEt leur bouche maussade‖ a presque refleuri.L’esprit consolateur‖ a détaché leurs chaînes.L’âme de la forêt,‖ l’âme antique des chênesA passé dans leur âme‖ et la fait tressaillirComme le gui sacré‖ qu’un prêtre va cueillir.Celle qu’on appelait‖ jadis la sœur aînée,La plus grave des trois‖ et la plus obstinée,Celle qui conduisait,‖ en des temps plus heureux,La ronde merveilleuse‖ autour des chemins creux,S’est tout à coup dressée‖ au bord de la clairière,Et la nuit en silence‖ écoute sa prière,La nuit, qui reconnais‖ la voix de son enfantEt ne se courbe pas‖ sous l’homme triomphant :
— « Filles du vieux Bélen,‖ quelles métamorphosesDepuis le jour sacré‖ qui reçut nos aveux,Lorsque nous regardions,‖ des lys dans nos cheveux,L’aurore se lever‖ sur les campagnes roses !
« Le ciel nous souriait‖ comme un père indulgent.L’univers nu riait‖ en sa beauté sans voiles,Et nous aimions a voir‖ du réseau des étoilesSortir la lune blonde‖ et le soleil d’argent.
« Quelle fleur de gaieté !‖ La terre adolescenteOffrait ses jeunes seins‖ à tous, sans se lasser.L’amour, comme un enfant,‖ se laissait caresser,La vie était sans tache‖ et la mort innocente.
« Des hommes sont venus,‖ stupides et méchants,Dont l’haleine glacée‖ a soufflé notre joie.Ils ont dit : « Fais silence »‖ à l’aube qui flamboie,Ils ont voilé de noir‖ la pourpre des couchants.
« Et maintenant le monde‖ a peur de la lumière.L’azur délicieux‖ ne saurait l’enchanter.Il n’ose plus sourire‖ et n’ose plus chanter ;La seule fleur qu’il aime‖ est la rose trémière.
« L’homme a tout désappris‖ des rites vénérés.Son corps lui fait horreur,‖ son âme l’épouvante.Adieu, la source vive‖ et claire. Il vente, il vente,Il vente sans relâche‖ aux bois désespérés ! —
Tandis que la nuit douce‖ apaise ses murmuresEt que le vent s’endort‖ au milieu des ramures,Ainsi parle la fée‖ indomptable, et sa voixS’éparpille en échos‖ douloureux dans le bois.Avec sa face morne‖ et sa haute stature,Elle semble évoquer‖ l’immortelle nature ;La rigide forêt‖ la regarde en pleurant.Une brise a soufflé‖ sur le monde expirant.Et voici qu’en rêvant,‖ la clairière soupireEt que les fleurs au loin‖ s’efforcent de sourire.La plus jeune des sœurs‖ s’est levée à son tour.Au fond de ses yeux passe‖ une image d’amour,Une image tremblante‖ et qui se décolore.En vain tout la délaisse.‖ Elle revoit encoreLe jeune homme idéal‖ qui l’avait su toucher,Et son cœur attendri‖ ne s’en peut détacher :
— « Ô face rieuse,Divin oiseleurAux beaux yeux couleurDe la scabieuse,Chasseur ingénu,Qu’es-tu devenu ?
« Dès que je m’éveille,Tes paroles d’orComme un son de corFrappent mon oreille.Oiseau du printemps,C’est toi que j’entends.
« La pierre des féesVire lentement.Un bruissementDe voix étouffées,Et je t’aperçois,Pervenche des bois.
« Alouette franche,Au ciel prends ton vol ;Chante, rossignol,Sur la verte branche,Que mon bien-aiméEn soit consumé.
« Marguerites folles,Voici mon époux ;Vite effeuillez-vous,Et que vos corollesVolent sur les jeuxDu maître joyeux.
« Je veux qu’il reposeJusqu’au matin bleuSur ma couche en feu,Mes lèvres de rose,Sans que mon baiserPuisse s’épuiser…
« Ah ! toujours l’attendreAu bord de l’étang !Pourquoi tarder tant,Ô mon amour tendre ?As-tu désertéLe cercle enchanté ?
« L’amandier que l’âgeN’a point trop pâli,L’amandier joli,L’amandier sauvage,Vaudrait refleurirAvant de mourir ! » —
Elle a fini. Ses pleurs,‖ comme une fraîche ondée,Inondent lentement‖ sa figure ridée.À voir son désespoir,‖ qui ne s’attendrirait ?Les oiseaux bigarrés‖ qui peuplent la forêtSe sont tous éveillés‖ pour lui rendre courage.Le torrent dont le bruit‖ est pareil à l’orageMurmure à petits coups‖ comme un ruisseau des champs.Il semble qu’on entende‖ au loin de vagues chants.Au plus épais du bois,‖ dans les hautes fougères,Passent, en soupirant,‖ mille formes légères.C’est partout comme un tendre‖ et lent susurrement ;Mais la troisième sœur‖ se lève brusquement ;Tout son geste menace‖ et sa voix irritéeRetentit sourdement‖ dans cette nuit hantée :
— « Hélas ! Il est mort,‖ ils l’ont égorgé !L’enfant radieux,‖ l’enfant de notre âme,Et son doux esprit‖ ressemble à la flammeQui plane au-dessus‖ d’un bourg saccagé !
« Plus de lâches cris,‖ de vaines prières.Que sert d’appeler‖ de nos bras tremblants ?Il ne viendra plus,‖ avec ses chiens blancs,Boire à l’eau qui dort‖ au fond des clairières.
« Le front couronné‖ de volubilis,Il ne viendra plus,‖ comme un faon sauvage,À l’eau des torrents‖ baigner son visage,Beau comme une rose‖ au milieu des lys.
« L’homme vil a peur‖ de la poésie,Le hibou s’effare‖ au lever du jour ;Ils l’ont égorgé,‖ l’enfant de l’amour,Son rire insultait‖ leur hypocrisie.
« Ô maître des cœurs,‖ frêle adolescentQui faisais rêver‖ la forêt superbe,Ton corps adorable‖ est couché sur l’herbeEt tes cheveux d’or‖ traînent dans le sang.
« Tes beaux cheveux, blonds‖ comme une saulaie,Un matin d’avril,‖ dans les prés fleuris,Tes cheveux d’amour,‖ les voilà flétris.Comme ils t’ont fait mal !‖ montre-moi ta plaie,
« Montre ton front pâle‖ et ton cœur charmant,Tes yeux sans regard,‖ ta bouche entr’ouverte ;Ô gentil seigneur‖ de la combe verte,Dormiras-tu donc‖ éternellement ?
« Quand le jour s’apaise‖ et que la nuit tombeEntre les bouleaux‖ du bois endormi,Ne verrons-nous plus‖ se perdre à demiTa forme légère,‖ ô blanche colombe ?
« Chut !… Là-bas, là-bas,‖ dans cette clartéQui baigne les pieds‖ de la forêt brune,Comme un rossignol‖ dans un rais de lune,Chante doucement‖ le cor enchanté.
« Est-ce toi qui viens,‖ prince du mystère,En son abandon‖ parler au cœur las ?Est-ce toi qui viens,‖ branche de lilas,De son lourd sommeil‖ éveiller la terre ?
« Ah ! tout nous accable,‖ et nous languissonsLoin du clair soleil‖ et de la rosée.Nos cœurs ont à tous‖ servi de risée ;Le temps est fini‖ des belles chansons.
« Ne diras-tu pas‖ le mot qui délivre ?Ainsi qu’autrefois,‖ parle en souriant ;De tes flèches d’or‖ crible l’Orient,Fais qu’on aime encore‖ et qu’on puisse vivre ! »
Les trois sœurs maintenant‖ chantent à l’unisson.Dans la forêt, où passe‖ un magique frisson,On dirait qu’un oiseau‖ vole de branche en branche,Et voici que‖ la jeune Lune, en robe blanche,Paraît, cueillant les lys‖ du céleste jardin.Elle semble, en passant,‖ faire un signe. Et soudainLa nuit se fait plus douce‖ encor, plus caressante.Le monde, comme aux jours‖ de sa grâce naissante,S’épanouit sans crainte‖ et redevient heureux.Les arbres enchantés,‖ qui murmurent entre eux,S’éveillent à la fin‖ du sommeil séculaire ;Le vent a pour toujours‖ oublié sa colère.Voyez, voyez : Là-bas,‖ dans le ciel incertain,Qui donc surgit parmi‖ les roses du matin ?C’est lui, le précurseur‖ de l’éternelle aurore,Lui qui dit au printemps‖ silencieux d’éclore,Qui fait que l’oiseau chante‖ et qu’embaume la fleur,Lui, le chasseur divin,‖ l’immortel oiseleurDont l’arc épouvantait‖ les bêtes de mensonge,Le jeune homme adorable,‖ aux yeux couleur de songe,Qui souffle son ardeur‖ dans les vents embrasésEt sème à pleines mains‖ l’amour et les baisers !
Versification
- Forme
- Strophes variées
- Rimes
- 92[aa] 26[abba]
- Mètre
- Vers de 12, 5 et 10 syllabes (192 de 12, 48 de 5, 48 de 10)· profil 5, 5+5, 6=6
- Mots à la rime
- a fées / coiffées féminine, classiqueb trous / Jailloux masculine, classiquec harpe / écharpe féminine, classiqued étonnés / nouveau-nés masculine, classiquee royaumes / gnomes féminine, classiquef rond / Obéron masculine, non classiqueg matines / églantines féminine, classiqueh lutté / enchanté masculine, classiquei guère / guerre féminine, classiquej jasmin / main masculine, classiquek l’innocence / naissance féminine, classiquel ajoncs / Sauvageons masculine, classiquea terre / solitaire féminine, classiqueb parler / consoler masculine, classiquec clémente / mante féminine, classiqued endormi / demi masculine, classiquee fontaines / lointaines féminine, classiquef secret / forêt masculine, classiqueg maternelle / elle féminine, classiqueh venir / souvenir masculine, classiquei comprendre / entendre féminine, classiquej leur / fleur masculine, classiqueb fées / dégrafées féminine, classiquec blancs / tremblants masculine, classiqued d’ailes / grêles féminine, classiquee bâtons / mentons masculine, classiquef maigrelettes / squelettes féminine, classiqueg abris / surpris masculine, classiqueh culbute / flûte féminine, classiquei velours / toujours masculine, classiquej appelle / chapelle féminine, classiquek renversé / remplacé masculine, classiquel image / hommage féminine, classiquem fois / bois masculine, classiquen brune / lune féminine, classiqueo enamourés / dorés masculine, classiquep bleue / queue féminine, classiqueq violons / blonds masculine, classiquer l’aurore / colore féminine, classiques s’alanguissait / apparaissait masculine, classiquet monde / ronde féminine, classiqueu gracieux / cieux masculine, classiquev surnaturelles / tourterelles féminine, classiquew méchamment / enchantement masculine, classiquex gnomes / fantômes féminine, classiquey s’effacer / danser masculine, classiquez fanées / surannées féminine, classiquea chant / touchant masculine, classiqueb joie / verdoie féminine, classiquec clarté / beauté masculine, classiqued béquillardes / hardes féminine, classiquee endolori / refleuri masculine, classiquef chaînes / chênes féminine, classiqueg tressaillir / cueillir masculine, classiqueh aînée / obstinée féminine, classiquei heureux / creux masculine, classiquej clairière / prière féminine, classiquek enfant / triomphant masculine, classiquea métamorphoses / roses féminine, classiqueb aveux / cheveux masculine, classiquea indulgent / d’argent masculine, classiqueb voiles / étoiles féminine, classiquea adolescente / innocente féminine, classiqueb lasser / caresser masculine, classiquea méchants / couchants masculine, classiqueb joie / flamboie féminine, classiquea lumière / trémière féminine, classiqueb l’enchanter / chanter masculine, classiquea vénérés / désespérés masculine, classiqueb l’épouvante / vente féminine, classiquea murmures / ramures féminine, classiqueb voix / bois masculine, classiquec stature / nature féminine, classiqued pleurant / expirant masculine, classiquee soupire / sourire féminine, classiquef tour / d’amour masculine, classiqueg décolore / encore féminine, classiqueh toucher / détacher masculine, classiquea rieuse / scabieuse féminine, classiqueb oiseleur / couleur masculine, classiquec ingénu / devenu masculine, classiquea m’éveille / oreille féminine, classiqueb d’or / cor masculine, classiquec printemps / j’entends masculine, classiquea fées / étouffées féminine, classiqueb lentement / bruissement masculine, classiquec t’aperçois / bois masculine, classiquea franche / branche féminine, classiqueb vol / rossignol masculine, classiquec bien-aimé / consumé masculine, classiquea folles / corolles féminine, classiqueb époux / effeuillez-vous masculine, classiquec jeux / joyeux masculine, classiquea repose / rose féminine, classiqueb bleu / feu masculine, classiquec baiser / s’épuiser masculine, classiquea l’attendre / tendre féminine, classiqueb l’étang / tant masculine, non classiquec déserté / enchanté masculine, classiquea l’âge / sauvage féminine, classiqueb pâli / joli masculine, classiquec refleurir / mourir masculine, classiquea ondée / ridée féminine, classiqueb s’attendrirait / forêt masculine, classiquec courage / l’orage féminine, classiqued champs / chants masculine, classiquee fougères / légères féminine, classiquef susurrement / brusquement masculine, classiqueg irritée / hantée féminine, classiquea égorgé / saccagé masculine, classiqueb âme / flamme féminine, classiquea prières / clairières féminine, classiqueb tremblants / blancs masculine, classiquea volubilis / lys masculine, classiqueb sauvage / visage féminine, classiquea poésie / hypocrisie féminine, classiqueb jour / l’amour masculine, classiquea adolescent / sang masculine, non classiqueb superbe / l’herbe féminine, classiquea saulaie / plaie féminine, classiqueb fleuris / flétris masculine, classiquea charmant / éternellement masculine, classiqueb entr’ouverte / verte féminine, classiquea tombe / colombe féminine, classiquea clarté / enchanté masculine, classiquea mystère / terre féminine, classiqueb las / lilas masculine, classiquea languissons / chansons masculine, classiqueb rosée / risée féminine, classiquea délivre / vivre féminine, classiqueb souriant / l’Orient masculine, classiquea l’unisson / frisson masculine, classiqueb branche / blanche féminine, classiquec jardin / soudain masculine, classiqued caressante / naissante féminine, classiquee heureux / eux masculine, classiquef séculaire / colère féminine, classiqueg incertain / matin masculine, classiqueh aurore / d’éclore féminine, classiquei fleur / oiseleur masculine, classiquej mensonge / songe féminine, classiquek embrasés / baisers masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.7· écart moyen à la rime classique 0.1
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
288 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après L’Heure enchantée, Paris, ALPHONSE LEMERRE, ÉDITEUR, 1890· numérisation wikisource.org· Sources