Poèmes et Poésies, 1895· Cueille d‘avril· Euphonies
I. « Ce furent là des heures douces »
« La belle dame sans merci »
Ce furent là des heures douces,O ma dame des roses blondes,Où tournoyait en folles rondesL‘essaim des rêves sur les mousses,Et vous disiez des choses douces.
Ce furent des baisers de rêve,O ma dame des roses blondes,Comme fleuris en d‘autres mondes ;Et, sous la lune qui se lève,J‘ai cueilli des baisers de rêve.
Ce fut mon radieux poème,O ma dame des roses blondes,J‘aurais noyé parmi les ondesDe vos tresses mon âme même :Et vous n‘aimez plus qu‘on vous aime.
15 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poèmes et Poésies, Paris, Édition du Mercure de France, 1895· numérisation books.google.com· Sources