Poèmes et Poésies, 1895· Cueille d‘avril· Carmen Perpetuum
IV. « Dans la fraîcheur d‘un soir d‘octobre aromatique »
Dans la fraîcheur d‘un soir d‘octobre aromatique,Au pays de l‘amour voluptueux et lent,Buvant jusqu‘à l‘ivresse, ô blonde, le troublantArome qu‘exalait ce crépuscule attique,
Je rêvais l‘appareil de toutes tes pâleurs,Je rêvais, accroupi dans l‘ombre et dans l‘attente,Et, plein du grand désir de ta blancheur qui tente,J‘avais enguirlandé ton seuil de blanches fleurs…
Surprise d‘un sanglot que la brise t‘apporte,Te penchant dans la nuit d‘étoiles, tu m‘as vu ;Et, rieuse de me voir pris au dépourvuParmi mes blanches fleurs, tu dis : Ouvre la porte !
12 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poèmes et Poésies, Paris, Édition du Mercure de France, 1895· numérisation books.google.com· Sources