Poèmes et Poésies, 1895· Fleurs du chemin et chansons de la route
IX
Tout ce qu‘il saigne de vinDes pressoirs de l‘auroreAu gris flanc des amphoresLe boirons-nous demain ?
Et tout ce qu‘il poudroie à l‘occident,D‘or prodigué,Quel geste fatiguéDoit l‘amasser, ce soir, pour des luxes d‘amant ?
Printemps, tes beaux clairs milliers d‘émeraudes,Les foulerai-je, encor, vers l‘autre été ?Sur nos cieux en grisaille un hiver rôdeDepuis l‘Éternité ?
12 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poèmes et Poésies, Paris, Édition du Mercure de France, 1895· numérisation books.google.com· Sources