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Pléthore de mots bien,
un seul est le mot juste.

Héléna, 1826

Chant troisième

L’URNE

Alfred de Vigny· strophes variées, alexandrins et octosyllabes, 294 vers

Cette urne que je tiens contient-elle sa cendre ?
O vous ! à ma douleur objet terrible et tendre,
Éternel entretien de haine et de pitié !(CORNEILLE)

« Aux armes, fils d'Ottman,‖ car de sa voix roulante« Le tambour vous rappelle‖ à la tâche sanglante.« Le canon gronde encor‖ sur le fort de Phylé.« Le cœur des Giaours‖ à ce bruit a tremblé,« Sous leurs tombeaux détruits‖ ils ont caché leur tête ;« Mais le sabre courbé‖ va sortir, et s'apprête« A confondre bientôt‖ leurs crânes révoltés« Aux cendres des aïeux‖ qui les ont exaltés.« Poursuivons des vils Grecs‖ le misérable reste,« Abandonnez ces vins‖ que Mahomet déteste,« Et ces femmes en pleurs‖ qui meurent dans les cris,« Indignes des guerriers‖ qu'attendent les houris ! »Ainsi criait l'Émir,‖ et dans sa main sanglanteS'agitait de Damas‖ la lame étincelante ;Son cheval bondissant‖ écumait sous le mords,Et ses fers indignés‖ glissaient au sang des morts,Quand le maître animait‖ sa hennissante bouche,Et d'un large étrier‖ pressait le flanc farouche.Éveillés à ses cris,‖ ses soldats basanésS'avancent d'un pas ivre‖ et les yeux étonnés.

Quand le tigre indolent‖ sorti de sa mollesse,De ses flancs tachetés‖ déployant la souplesse,A saisi dans ses bonds‖ le chevreuil innocent,Long-temps après sa mort‖ il lèche encor son sang,Il disperse sa chair‖ d'un ongle plein de joie,Roule en broyant les os‖ et s'endort sur sa proie.Non moins lâche et cruel,‖ le Musulman trompeurSe venge sur les morts‖ d'avoir senti la peur ;Il demande la paix,‖ il l'obtient par la feinte ;Puis, la tête ennemie,‖ offerte à lui sans crainte,Tombe, et lui sert de coupe‖ à ce même festinQu'avait, pour le traité,‖ préparé le matin.En de telles horreurs‖ Athène était plongée,Et tant de cris sortaient‖ d'une foule égorgée,Que, si j'osais conter‖ d'une imprudente voixCes attentats, un jour‖ le repentir des rois,Le guerrier briserait‖ son impuissante épéeDans son élan vengeur‖ par le devoir trompée,La mère, des chrétiens‖ accusant la lenteur,Regardant vers le seuil,‖ sur un sein protecteurPresserait son enfant ;‖ et la vierge innocenteCacherait dans ses mains‖ sa tête rougissante.Au bruit de la timbale‖ et des clairons d'airainLes coursiers se cabrant‖ font résonner le frein ;Leurs fronts jettent l'écume‖ et leurs pieds la poussière,Du sultan de Stamboul‖ élevant la bannièreLe Pacha vient, on part.‖ Les Spahis en marchantRèglent leur pas sonore‖ aux mots sacrés du chant ;

Allah prépare leur défaite ;Priez, chantez : Dieu seul est Dieu,Et Mahomet est son Prophète.Le Koran gouverne ce lieu :Que le Giaour tombe et meure.Dans la flamboyante demeurePar Monkir il sera jeté,La terre brûlera l'impie,Car sa tombe sera sans pluieSous les dards plombés de l'été.

Le Croyant superbe s'avance ;Il est brave ; il sait que son sortAvec lui marche, écrit d'avanceSur l'invisible collier d'or ;Son front sous le dernier génie,Dont le vol a de l'harmonie,Se courbe sans être irrité.La prévoyance est inhabileA reculer l'heure immobileQue marque la fatalité.

Si la mort frappe le fidèleQuittant son paradis vermeilEt déployant l'or de son aile,La Péri viendra du soleil.Ses chants le berceront de joie,Ses doigts ont travaillé la soieOù le brave doit reposer ;L'entourant d'une écharpe verte,Sa bouche de rose entr'ouverteL'accueillera par un baiser.

Qui puisera les eaux sacréesDans la fontaine de Cafour ,Où les houris désaltéréesChancellent et tombent d'amour ?Leurs yeux doux, qu'un cil noir protège,Vous regardent : leurs bras de neigeApplaudiront au combattant ;Et dans des coupes d'émeraudeUne liqueur vermeille et chaudeCoule de leurs doigts et l'attend.

Allah prépare leur défaite,Il a pris le glaive de feu ;Priez, chantez : Dieu seul est Dieu,Et Mahomet est son Prophète.

Si de grands bœufs errans‖ sur les bords d'un maraisCombattent le loup noir‖ sorti de ses forêts,Longtemps en cercle étroit‖ leur foule ramasséePrésente à ses assauts‖ une corne abaissée,Et, reculant ainsi‖ jusque dans les roseaux,Cherche un abri fangeux‖ sous les dormantes eaux.Le loup rôde en hurlant‖ autour du marécage :Il arrache les joncs,‖ seule proie à sa rage,Car, au lieu du poil jaune‖ et des flancs impuissans,Il voit nager des fronts‖ armés et mugissans.Mais que les aboiements‖ d'une meute lointaineRendent sûrs ses dangers‖ et sa fuite incertaine,Il s'éloigne à regret ;‖ son œil menace et luitSur l'ennemi sauvé‖ que lui rendra la nuit :Tandis que, rassuré‖ dans sa retraite humide,Le troupeau laboureur,‖ devenu moins timide,Sortant des eaux ses pieds‖ fourchus et limoneux,Contemple le combat‖ des limiers généreux.Tels les Athéniens,‖ du haut de leurs murailles,Écoutaient, regardaient‖ les poudreuses batailles.« Quels pas ont soulevé‖ ce nuage lointain ?« Ces sables volent-ils‖ sous le vent du matin ?« Se disaient-ils : quittant‖ l'Afrique dévorée,« Le Semoun flamboyant‖ souffle-t-il du Pyrée ?« Il accourt vers Athène,‖ et renverse en courant« L'Ottoman qui résiste,‖ et le laisse mourant.« Ce sont des Grecs ; voyez,‖ voyez notre bannière !« Elle est resplendissante‖ à travers la poussière. »Mora la soutenait,‖ et ses exploits erransBien loin derrière lui‖ laissaient les premiers rangs.Tenant sa main, paraît‖ la belle et jeune fille.Pâle ; un crucifix d'or‖ au-dessus d'elle brille.Elle osait l'élever‖ d'un bras ferme et pieux,Sans craindre d'appeler‖ la mort avec les yeux,Marchait, et d'un œil sûr‖ comme sachant leurs crimes,Au Grec avec sa croix‖ désignait ses victimes.Lui, suspendait ses pas,‖ et sa froide fureurFrappait, en souriant‖ de dédain et d'horreur.Alors on entendit,‖ du haut des édifices,Des femmes applaudir‖ ces sanglans sacrifices ;Elles criaient : « O Grèce !‖ ô Grèce ! lève-toi !« L'ange exterminateur‖ vient, guidé par la foi ! »Et, la joie et les pleurs‖ se mêlant aux prières,De leurs murs démolis‖ précipitaient les pierres,Et l'huile bouillonnante,‖ et le plomb ruisselantJetés avec fracas‖ en fleuve étincelant,Répandaient aux turbans‖ que choisissaient leurs haines,Des maux avant-coureurs‖ des éternelles peines ;Tandis que, soulevant‖ les pierres des tombeaux,Leurs pères, leurs enfans,‖ leurs époux en lambeaux,Sortaient, pour le combat,‖ de leurs retraites sombres,Et de leurs grands aïeux‖ représentaient les ombres.

Les Turcs tombent alors‖ vaincus ; les deux amansD'un pied triomphateur‖ foulaient ces corps fumans.Comme on voit d'un volcan‖ le feu long-temps esclaveTonner, couler, descendre‖ en une ardente lave,Et, confondant les rocs‖ et les toits arrachés,Aux cadavres brûlants‖ des chênes desséchés,Renouveler le Styx‖ pour les tremblantes plaines,Tels marchaient après eux‖ les rapides Hellènes.Leurs bras rassasiés,‖ désœuvrés de martyrs,Arrachaient en passant‖ quelques derniers soupirs ;Mais leurs yeux et leurs pas‖ tendaient vers la fuméeQui roulait en flots noirs‖ sur l'église enflammée.Là tombaient des chrétiens‖ au pied de leur autel ;On entendait le cri‖ sans voir le coup mortel,Car l'incendie en vain‖ éclairait tant de crimes ;Les portes dérobaient‖ et bourreaux et victimes.On les frappe à grand bruit.‖ Calme comme un vainqueur,Mora pressait alors‖ Héléna sur son cœur.« Viens, disait-il, viens voir‖ la maison paternelle,« Puisque ses murs quittés‖ te font si criminelle ;« C'est là ta seule peine.‖ Allons, viens avec moi,« Le vainqueur amoureux‖ va supplier pour toi ;« J'y vais trouver ensemble‖ et ta main et ta grâce :« Qu'as-tu fait que la gloire‖ et notre amour n'efface ? »Mais elle s'avançait :‖ « Ne parlez pas ainsi,« Vous allez m'affaiblir ;‖ Dieu m'a conduite ici ! »Et le délire alors‖ semblait troubler sa vueVers le temple brûlant‖ toujours, toujours tendue.« C'est Dieu qui me fait voir‖ quel doit être mon sort !« Silence ! taisons-nous ;‖ j'entends venir ma mort !On entendait, au fond‖ de l'église en tumulte,Des hurlemens, des cris‖ de femmes, et l'insulte,Et le bruit de la poudre‖ et du fer. CependantUn nuage de feu‖ sortait du toit ardent.« Mon ami, disait-elle,‖ ô soutenez mon âme !« Rendez-moi forte : hélas !‖ je ne suis qu'une femme ;« Quand je vous vois, je sens‖ que j'aime encor le jour ;« Il ne me reste plus‖ à vaincre que l'amour ;« Pour l'autre sacrifice,‖ il est fait. » Et ses larmesQu'elle voulait cacher,‖ l'ornaient de nouveaux charmes.Lui, la priait de vivre,‖ et ne comprenait pasQuels chagrins l'appelaient‖ à vouloir le trépas.Elle était sur son cœur ;‖ sa tête était penchée.On croyait-qu'à ses cris‖ elle serait touchée ;Mais la porte du temple‖ est ouverte, et l'on voitTous ceux que menaçait‖ le poids brûlant du toit :Tous les Turcs étaient là ;‖ mais, chacun d'eux s'arrête,Croise ses bras, jetant‖ son fer, lève la tête,Et sur la mort qui tombe‖ ose fixer les yeux.Un seul cri de terreur‖ s'élève jusqu'aux Cieux ;Le dôme embrasé craque,‖ et dans l'air se balance.« Je les reconnais tous !‖ » dit-elle. Elle s'élance.Et sur le seuil fumant‖ monte. « Je meurs ici !« — Sans ton époux, dit-il.‖ — Mes époux ? les voici !« Je meurs vengée ! Adieu,‖ tombez, murs que j'implore ;« Les Cieux me sont ouverts,‖ mon âme est vierge encore ! »Et le clocher, les murs,‖ les marbres renversés,Les vitraux en éclats,‖ les lambris dispersés,Et les portes de fer,‖ et les châsses antiques,Et les lampes dont l'or‖ surchargeait les portiques,Tombent ; et dans sa chute‖ ardente, leur grand poidsDe cette foule écrase‖ et la vie et la voix.Long-temps les flots épais‖ d'une rouge poussièreDu soleil et du ciel‖ étouffent la lumière ;On espère qu'enfin‖ ses voiles dissipésMontreront quelques Grecs‖ au désastre échappés ;Mais la flamme bientôt,‖ pure et belle, s'élanceEt sur les morts cachés‖ brille et monte en silence.

Cependant, vers le soir,‖ les combats apaisésLivrèrent toute Athène‖ aux vainqueurs reposés.Après l'effroi d'un jour‖ que la flamme et les armesAvaient rempli de sang‖ et de bruit et d'alarmes,Sur les murs dévastés,‖ sur les toits endormis,Le lune promenait‖ l'or de ses feux amis.Athène sommeillait ;‖ mais des clartés errantes,Puis, dans l'ombre, des cris‖ soudains, des voix mourantesDe quelques fugitifs‖ venaient glacer les cœurs ;Ils craignaient les vaincus‖ non moins que les vainqueurs.Ils étaient Juifs. Surtout‖ en haut de la collineQue du vieux Parthenon‖ couronne la ruine,Dans ses piliers moussus,‖ ses anguleux débris,Ils avaient cru trouver‖ de plus secrets abris.Comme l'humble araignée‖ et sa frêle tentureDes lambris d'un palais‖ dérobent la sculpture,Une Mosquée, au coin‖ du temple chancelant,Suspendait sa coupole‖ et cachait son front blanc :C'est là qu'une famille,‖ encor d'effroi troublée,En cercles ténébreux‖ s'était toute assemblée ;Autour d'un candélabre‖ aux autels dérobé,Ils comptaient l'amas d'or‖ entre leurs mains tombé.Les sabres de Damas‖ que le soldat admire,Et les habits moelleux‖ tissus à Cachemire,Les calices chrétiens,‖ les colliers, les croissans,Ces boucles, de l'oreille‖ ornemens innocens :Car aux fils de Judas‖ toute chose est permise,Comme dans leurs trésors‖ toute chose est admise.D'avance épouvantés‖ d'images de trépas,Tous ces Juifs ont frémi ;‖ l'on entendait des pas,Le pas d'un homme seul‖ sous la voûte sonore :Il marchait, s'arrêtait,‖ et puis marchait encore.Et l'écho des degrés,‖ en bruits sourds et confus,Leur renvoya ces mots‖ vingt fois interrompus :

« Le sang du fer vengeur‖ s'essuiera dans la terre« Je veux qu'il creuse là‖ ta fosse solitaire ;« Dans l'urne inattendue‖ où ne luit aucun nom,« Ta cendre va dormir‖ au pied du Parthenon.« Dans ce vase de mort,‖ teint d'une antique rouille,« On ne versa jamais‖ plus lugubre dépouille,« Tant de malheurs dedans,‖ et tant de pleurs dehors,« N'ont jamais affligé‖ ses funéraires bords.« Et certes cette gloire‖ au moins nous est bien due,« D'avoir de tout malheur‖ dépassé l'étendue.« — Ni l'homme d'aujourd'hui,‖ ni la postérité« N'oseront te sonder‖ jusqu'à la vérité,« Jeune cendre ; et des maux‖ de ce jour de misères« La moitié suffirait‖ aux désespoirs vulgaires.« Quand un passant viendra‖ chercher, en se courbant,« Quelques vieux noms de morts‖ dérobés au turban,« Il trouvera cette urne,‖ et, déterrant sa proie,« Rassasiera de nous‖ sa curieuse joie ;« Il tournera long-temps‖ ce bronze, et, pour jamais,« Dispersera dans l'air‖ la beauté que j'aimais.« Et si son cœur tressaille‖ à l'aspect de sa cendre,« Si dans des maux passés‖ il consent à descendre,« Que pourra sa pitié ?‖ Ce que toujours on vit,« Plaindre non l'être mort,‖ mais l'être qui survit ;« Moi-même j'ai bien cru‖ que la mort d'une amante« Était le plus grand mal‖ dont l'enfer nous tourmente.« Ah ! que ne puis-je en paix‖ savourer ce malheur !« Il serait peu de chose‖ auprès de ma douleur.« Dans son temps virginal‖ que ne l'ai-je perdue ?« A se la rappeler‖ ma tristesse assidue« La pleurerait sans tache,‖ et distillant mon fiel,« Je n'aurais qu'à gémir‖ et maudire le Ciel !« Je dirais : Héléna !‖ que n'es-tu sur la terre ?« Tu laisses après toi‖ ton ami solitaire,« Renais ! Que ta beauté,‖ belle de ta vertu,« Vienne au jour, et le rende‖ à mon cœur abattu.« Mais de pareils regrets‖ la douceur m'est ravie,« Il faut pleurer sa mort‖ sans regretter sa vie ;« Et si ces restes froids‖ cédaient à mon amour,« J'hésiterais peut-être‖ à lui rendre le jour.« Malheur ! je ne puis rien‖ vouloir en assurance,« Et dédaigne le bien‖ qui fut mon espérance !« Héléna ! nous n'aurions‖ qu'un amour sans honneur :« Va, j'aime mieux ta cendre‖ encor qu'un tel bonheur.« Descends, descends en paix ;‖ attends ici ma gloire,« En te la rapportant‖ après notre victoire,« Je la mépriserai‖ pour te pleurer toujours.« Et, ton urne à la main,‖ je compterai mes jours. »

FIN DU TROISIÈME ET DERNIER CHANT

Versification

Forme
Strophes variées
Rimes
125((aa)) 4(ababccdeed) 1(abba)
Mètre
Alexandrins et octosyllabes (250 de 12, 44 de 8)· profil 8, 6+6
Strophes
6 distiquess, 4 dizains, 1 quatrain
Mots à la rime
a roulante / sanglante féminine, classiqueb Phylé / tremblé masculine, classiquec tête / s'apprête féminine, classiqued révoltés / exaltés masculine, classiquee reste / déteste féminine, classiquef cris / houris masculine, classiqueg sanglante / étincelante féminine, classiqueh mords / morts masculine, classiquei bouche / farouche féminine, classiquej basanés / étonnés masculine, classiquea mollesse / souplesse féminine, classiqueb innocent / sang masculine, non classiquec joie / proie féminine, classiqued trompeur / peur masculine, classiquee feinte / crainte féminine, classiquef festin / matin masculine, classiqueg plongée / égorgée féminine, classiqueh voix / rois masculine, classiquei épée / trompée féminine, classiquej lenteur / protecteur masculine, classiquek innocente / rougissante féminine, classiquel d'airain / frein masculine, classiquem poussière / bannière féminine, classiquen marchant / chant masculine, classiquea défaite / Prophète féminine, classiqueb Dieu / lieu masculine, classiquec meure / demeure féminine, classiqued jeté / l'été masculine, classiquee l'impie / pluie féminine, classiquea s'avance / d'avance féminine, classiqueb sort / d'or masculine, non classiquec génie / l'harmonie féminine, classiqued irrité / fatalité masculine, classiquee inhabile / immobile féminine, classiquea fidèle / aile féminine, classiqueb vermeil / soleil masculine, classiquec joie / soie féminine, classiqued reposer / baiser masculine, classiquee verte / entr'ouverte féminine, classiquea sacrées / désaltérées féminine, classiqueb Cafour / d'amour masculine, classiquec protège / neige féminine, classiqued combattant / l'attend masculine, classiquee d'émeraude / chaude féminine, classiqueb feu / Dieu masculine, classiquea marais / forêts masculine, classiqueb ramassée / abaissée féminine, classiquec roseaux / eaux masculine, classiqued marécage / rage féminine, classiquee impuissans / mugissans masculine, classiquef lointaine / incertaine féminine, classiqueg luit / nuit masculine, classiqueh humide / timide féminine, classiquei limoneux / généreux masculine, classiquej murailles / batailles féminine, classiquek lointain / matin masculine, classiquel dévorée / Pyrée féminine, classiquem courant / mourant masculine, classiquen bannière / poussière féminine, classiqueo errans / rangs masculine, classiquep fille / brille féminine, classiqueq pieux / yeux masculine, classiquer crimes / victimes féminine, classiques fureur / d'horreur masculine, classiquet édifices / sacrifices féminine, classiqueu lève-toi / foi masculine, classiquev prières / pierres féminine, classiquew ruisselant / étincelant masculine, classiquex haines / peines féminine, classiquey tombeaux / lambeaux masculine, classiquez sombres / ombres féminine, classiquea amans / fumans masculine, classiqueb esclave / lave féminine, classiquec arrachés / desséchés masculine, classiqued plaines / Hellènes féminine, classiquee martyrs / soupirs masculine, classiquef fumée / enflammée féminine, classiqueg autel / mortel masculine, classiquei vainqueur / cœur masculine, classiquej paternelle / criminelle féminine, classiquek moi / toi masculine, classiquel grâce / n'efface féminine, classiquem ainsi / ici masculine, classiquen vue / tendue féminine, classiqueo sort / mort masculine, classiquep tumulte / l'insulte féminine, classiqueq Cependant / ardent masculine, classiquer âme / femme féminine, classiques jour / l'amour masculine, classiquet larmes / charmes féminine, classiqueu pas / trépas masculine, classiquev penchée / touchée féminine, classiquew voit / toit masculine, classiquex s'arrête / tête féminine, classiquey yeux / Cieux masculine, classiquez balance / s'élance féminine, classiquea ici / voici masculine, classiqueb j'implore / encore féminine, classiquec renversés / dispersés masculine, classiqued antiques / portiques féminine, classiquee poids / voix masculine, classiquef poussière / lumière féminine, classiqueg dissipés / échappés masculine, classiqueh s'élance / silence féminine, classiquea apaisés / reposés masculine, classiqueb armes / d'alarmes féminine, classiquec endormis / amis masculine, classiqued errantes / mourantes féminine, classiquee cœurs / vainqueurs masculine, classiquef colline / ruine féminine, classiqueg débris / abris masculine, classiqueh tenture / sculpture féminine, classiquei chancelant / blanc masculine, classiquej troublée / assemblée féminine, classiquek dérobé / tombé masculine, classiquel admire / Cachemire féminine, classiquem croissans / innocens masculine, classiquen permise / admise féminine, classiqueo trépas / pas masculine, classiquep sonore / encore féminine, classiqueq confus / interrompus masculine, classiquea terre / solitaire féminine, classiqueb nom / Parthenon masculine, classiquec rouille / dépouille féminine, classiqued dehors / bords masculine, classiquee due / l'étendue féminine, classiquef postérité / vérité masculine, classiqueg misères / vulgaires féminine, classiqueh courbant / turban masculine, non classiquei proie / joie féminine, classiquej jamais / j'aimais masculine, classiquek cendre / descendre féminine, classiquel vit / survit masculine, classiquem amante / tourmente féminine, classiquen malheur / douleur masculine, classiqueo perdue / assidue féminine, classiquep fiel / Ciel masculine, classiquer vertu / abattu masculine, classiques ravie / vie féminine, classiquet amour / jour masculine, classiqueu assurance / espérance féminine, classiquev honneur / bonheur masculine, classiquew gloire / victoire féminine, classiquex toujours / jours masculine, classique
Richesse
extension moyenne des rimes 1.5· écart moyen à la rime classique 0.1

Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.

294 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Héléna, Paris, PÉLICIER, Libraire, 1932· numérisation poesies.net· Sources