Poèmes antiques et modernes, 1826· Livre moderne
La Prison
XVIIe siècle
Oh ! ne vous jouez plus‖ d'un vieillard et d'un prêtre !Étranger dans ces lieux,‖ comment les reconnaître ?Depuis une heure au moins,‖ cet importun bandeauPresse mes yeux souffrants‖ de son épais fardeau.Soin stérile et cruel !‖ car de ces édificesIls n'ont jamais tenté‖ les sombres artifices.Soldats ! vous outragez‖ le ministre et le Dieu,Dieu même que mes mains‖ apportent dans ce lieu. »Il parle ; mais en vain‖ sa crainte les prononce :Ces mots et d'autres cris‖ se taisent sans réponse.On l'entraîne toujours‖ en des détours savants.Tantôt crie à ses pieds‖ le bois des ponts mouvants,Tantôt sa voix s'éteint‖ à de courts intervalles,Tantôt fait retentir‖ l'écho des vastes salles,Dans l'escalier tournant‖ on dirige ses pas ;Il monte à la prison‖ que lui seul ne voit pas,Et, les bras étendus,‖ le vieux prêtre timideTâte les murs épais‖ du corridor humide.On s'arrête ; il entend‖ le bruit des pas mourir,Sous de bruyantes clés‖ des gonds de fer s'ouvrir.Il descend trois degrés‖ sur la pierre glissante,Et, privé du secours‖ de sa vue impuissante,La chaleur l'avertit‖ qu'on éclaire ces lieux ;Enfin, de leur bandeau‖ l'on délivre ses yeux.Dans un étroit cachot‖ dont les torches funèbresOnt peine à dissiper‖ les épaisses ténèbres,Un vieillard expirant‖ attendait ses secours :Du moins ce fut ainsi‖ qu'en un brusque discoursSes sombres conducteurs‖ le lui firent entendre.Un instant, en silence,‖ on le pria d'attendre.« Mon prince, dit quelqu'un,‖ le saint homme est venu,― Eh ! que m'importe, à moi ?‖ » soupira l'inconnu.Cependant, vers le lit‖ que deux lourdes tenturesVoilent du luxe ancien‖ de leurs pâles peintures,Le prêtre s'avança‖ lentement, et, sans voirLe malade caché,‖ se mit à son devoir.
LE PRÊTRE
LE MOURANT
Hélas ! malgré ma haine,J'écoute votre voix,‖ c'est une voix humaine :J'étais né pour l'entendre,‖ et je ne sais pourquoiCeux qui m'ont fait du mal‖ ont tant d'attrait pour moi.Jamais je ne connus‖ cette rare paroleQu'on appelle amitié,‖ qui, dit-on, vous console ;Et les chants maternels‖ qui charment vos berceauxN'ont jamais résonné‖ sous mes tristes arceaux ;Et pourtant, lorsqu'un mot‖ m'arriva moins sévère,Il ne fut pas perdu‖ pour mon cœur solitaire.Mais, puisque vous m'aimez,‖ ô vieillard inconnu,Pourquoi jusqu'à ce jour‖ n'êtes-vous pas venu ?
LE PRÊTRE
Ô, qui que vous soyez !‖ vous que tant de mystère,Avant le temps prescrit,‖ sépara de la terre,Vous n'aurez plus de fers‖ dans l'asile des morts :Si vous avez failli,‖ rappelez les remords,Versez-les dans le sein‖ du Dieu qui vous écoute ;Ma main du repentir‖ vous montrera la route.Entrevoyez le Ciel‖ par vos maux acheté :Je suis prêtre, et vous porte‖ ici la liberté.De la confession‖ j'accomplis l'œuvre sainte ;Le tribunal divin‖ siège dans cette enceinte.Répondez, le pardon‖ déjà vous est offert ;Dieu même…
LE MOURANT
Il est un Dieu ? J’ai pourtant bien souffert !
LE PRÊTRE
Vous avez moins souffert‖ qu'il ne l'a fait lui-même.Votre dernier soupir‖ sera-t-il un blasphème ?Et quel droit avez-vous‖ de plaindre vos malheurs,Lorsque le sang du Christ‖ tomba dans les douleurs ?Ô mon fils, c'est pour nous,‖ tout ingrats que nous sommes,Qu'il a daigné descendre‖ aux misères des hommes ;A la vie, en son nom,‖ dites un mâle adieu.
LE MOURANT
LE PRÊTRE
Le sauveur était Dieu ;Mais, sans nous élever‖ jusqu'à ce divin Maître,Si j'osais, après lui,‖ nommer encor le prêtre,Je vous dirais : Et moi,‖ pour combattre l'enfer,J'ai resserré mon sein‖ dans un corset de fer ;Mon corps a revêtu‖ l'inflexible cilice,Où chacun de mes pas‖ trouve un nouveau supplice.Au cloître est un pavé‖ que, durant quarante ans,Ont usé chaque jour‖ mes genoux pénitents.Et c'est encor trop peu‖ que de tant de souffrancePour acheter du Ciel‖ l'ineffable espérance.Au creuset douloureux‖ il faut être épuréPour conquérir son rang‖ dans le séjour sacré.Le temps nous presse ; au nom‖ de vos douleurs passées,Dites-moi vos erreurs‖ pour les voir effacées ;Et devant cette croix‖ où Dieu monta pour nous,Souhaitez avec moi‖ de tomber à genoux.
― Sur le front du vieux moine,‖ une rougeur légèreFit renaître une ardeur‖ à son âge étrangère ;Les pleurs qu'il retenait‖ coulèrent un moment ;Au chevet du captif‖ il tomba pesamment ;Et ses mains présentaient‖ le crucifix d'ébène,Et tremblaient en l'offrant,‖ et le tenaient à peine.Pour le cœur du chrétien‖ demandant des remords,Il murmurait tout bas‖ la prière des morts.Et, sur le lit, sa tête,‖ avec douleur penchée,Cherchait du prisonnier‖ la figure cachée.Un flambeau la révèle‖ entière : ce n'est pasUn front décoloré‖ par un prochain trépas,Ce n'est pas l'agonie‖ et son dernier ravage ;Ce qu'il voit est sans traits,‖ et sans vie, et sans âge :Un fantôme immobile‖ à ses yeux est offert,Et les feux ont relui‖ sur un masque de fer…
Plein d'horreur à l'aspect‖ de ce sombre mystère,Le prêtre se souvient‖ que, dans le monastère,Une fois, en tremblant,‖ on se parlait tout basD'un prisonnier d'État‖ que l'on ne nommait pas ;Qu'on racontait de lui‖ des choses merveilleuses,De berceau dérobé,‖ de craintes orgueilleuses,De royale naissance,‖ et de droits arrachés,Et de ses jours captifs‖ sous un masque cachés.Quelques pères disaient‖ qu'à sa descente en France,De secouer ses fers‖ il conçut l'espérance ;Qu'aux geôliers un instant‖ il s'était dérobé,Et, quoiqu'entre leurs mains‖ aisément retombé,L'on avait vu ses traits ;‖ et qu'une Provençale,Arrivée au couvent‖ de Saint-François de SalePour y prendre le voile,‖ avait dit, en pleurant,Qu'elle prenait la Vierge‖ et son Fils pour garantQue le Masque de fer‖ avait vécu sans crime,Et que son jugement‖ était illégitime ;Qu'il tenait des discours‖ pleins de grâce et de foi,Qu'il était jeune et beau,‖ qu'il ressemblait au roi,Qu'il avait dans la voix‖ une douceur étrange,Et que c'était un prince‖ ou que c'était un ange.Il se souvint encor‖ qu'un vieux bénédictin,S'étant acheminé‖ vers la tour, un matin,Pour rendre un vase d'or‖ tombé sur son passage,N'était pas revenu‖ de ce triste voyage :Sur quoi, l'abbé du lieu‖ pour toujours défenditLes entretiens touchant‖ le prisonnier maudit !« Nul ne devait sonder‖ la récente aventure ;« Le Ciel avait puni‖ la coupable lecture« Des mystères gravés‖ sur ce vase indiscret. »Le temps fit oublier‖ ce dangereux secret.
Le prêtre regardait‖ le malheureux célèbre ;Mais ce cachot tout plein‖ d'un appareil funèbre,Et cette mort voilée,‖ et ces longs cheveux blancs,Nés captifs et jetés‖ sur des membres tremblants,L'arrêtèrent longtemps‖ en un sombre silence.Il va parler enfin ;‖ mais, tandis qu'il balance,L'agonisant du lit‖ se soulève et lui dit :« Vieillard, vous abaissez‖ votre front interdit ;Je n'entends plus le bruit‖ de vos conseils frivoles ;L'aspect de mon malheur‖ arrête vos paroles.Oui, regardez-moi bien,‖ et puis dites, après,Qu'un Dieu de l'innocent‖ défend les intérêts ;Des péchés tant proscrits,‖ où toujours l'on succombe,Aucun n'a séparé‖ mon berceau de ma tombe ;Seul, toujours seul, par l'âge‖ et la douleur vaincu,Je meurs tout chargé d'ans,‖ et je n'ai pas vécu.Du récit de mes maux‖ vous êtes bien avide :Pourquoi venir fouiller‖ dans ma mémoire vide,Où, stérile de jours,‖ le temps dort effacé ?Je n'eus point d'avenir‖ et n'ai point de passé ;J'ai tenté d'en avoir ;‖ dans mes longues journées,Je traçais sur les murs‖ mes lugubres années ;Mais je ne pus les suivre‖ en leur douloureux cours.Les murs étaient remplis,‖ et je vivais toujours.Tout me devint alors‖ obscurité profonde ;Je n'étais rien pour lui,‖ qu'était pour moi le monde ?Que m'importaient des temps‖ où je ne comptais pas ?L'heure que j'invoquais,‖ c'est l'heure du trépas.Écoutez, écoutez :‖ quand je tiendrais la vieDe l'homme qui toujours‖ tint la mienne asservie,J'hésiterais, je crois,‖ à le frapper des mauxQui rongèrent mes jours,‖ brûlèrent mon repos ;Quand le règne inconnu‖ d'une impuissante ivresseSaisit mon cœur oisif‖ d'une vague tendresse,J'appelais le bonheur,‖ et ces êtres amisQu'à mon âge brûlant‖ un songe avait promis.Mes larmes ont rouillé‖ mon masque de torture ;J'arrosais de mes pleurs‖ ma noire nourriture ;Je déchirais mon sein‖ par mes gémissements ;J'effrayais mes geôliers‖ de mes longs hurlements ;Des nuits, par mes soupirs,‖ je mesurais l'espace ;Aux hiboux des créneaux‖ je disputais leur place,Et, pendant aux barreaux‖ où s'arrêtaient mes pas,Je vivais hors des murs‖ d'où je ne sortais pas. »
Ici tomba sa voix.‖ Comme après le tonnerreDe tristes sons encore‖ épouvantent la terre,Et, dans l'antre sauvage‖ où l'effroi l'a placé,Retiennent en grondant‖ le voyageur glacé,Longtemps on entendit‖ ses larmes retenuesSuivre encore une fois‖ des routes bien connues ;Les sanglots murmuraient‖ dans ce cœur expirant.Le vieux prêtre toujours‖ priait en soupirant,Lorsqu'un des noirs geôliers‖ se pencha pour lui direQu'il fallait se hâter,‖ qu'il craignait le délire.Un nouveau zèle alors‖ ralluma ses discours.« Ô mon fils ! criait-il,‖ votre vie eut son cours ;Heureux, trois fois heureux,‖ celui que Dieu corrige !Gardons de repousser‖ les peines qu'il inflige :Voici l'heure où vos maux‖ vous seront précieux,Il vous a préparé‖ lui-même pour les cieux.Oubliez votre corps,‖ ne pensez qu'à votre âme ;Dieu lui-même l'a dit :‖ « L'homme né de la femme« Ne vit que peu de temps,‖ et c'est dans les douleurs. »Ce monde n'est que vide‖ et ne vaut pas des pleurs.Qu'aisément de ses biens‖ notre âme est assouvie !Me voilà, comme vous,‖ au bout de cette vie ;J'ai passé bien des jours,‖ et ma mémoire en deuilDe leur peu de bonheur‖ n'est plus que le cercueil.C'est à moi d'envier‖ votre longue souffrance,Qui d'un monde plus beau‖ vous donne l'espérance ;Les anges à vos pas‖ ouvriront le saint lieu :Pourvu que vous disiez‖ un mot à votre Dieu,Il sera satisfait.‖ » Ainsi, dans sa parole,Mêlant les saints propos‖ du livre qui console,Le vieux prêtre engageait‖ le mourant à prier,Mais en vain : tout à coup‖ on l'entendit crier,D'une voix qu'animait‖ la fièvre du délire,Ces rêves du passé :‖ « Mais enfin je respire !Ô bords de la Provence !‖ ô lointain horizon !Sable jaune où des eaux‖ murmure le doux son !Ma prison s'est ouverte.‖ Oh ! que la mer est grande !Est-il vrai qu'un vaisseau‖ jusque là-bas se rende ?Dieu ! qu'on doit être heureux‖ parmi les matelots !Que je voudrais nager‖ dans la fraîcheur des flots !La terre vient, nos pieds‖ à marcher se disposent,Sur nos mâts arrêtés‖ les voiles se reposent.Ah ! j'ai fui les soldats ;‖ en vain ils m'ont cherché ;Je suis libre, je cours,‖ le masque est arraché ;De l'air dans mes cheveux‖ j'ai senti le passage,Et le soleil un jour‖ éclaira mon visage.― « Oh ! pourquoi fuyez-vous ?‖ Restez sur vos gazons,Vierges ! continuez‖ vos pas et vos chansons ;Pourquoi vous retirer‖ aux cabanes prochaines ?Le monde autant que moi‖ déteste donc les chaînes ? »Une seule s'arrête‖ et m'attend sans terreur :Quoi ! du Masque de fer‖ elle n'a pas horreur !Non, j'ai vu la pitié‖ sur ses lèvres si belles,Et de ses yeux en pleurs‖ les douces étincelles.― « Soldats ! que voulez-vous ?‖ quel lugubre appareil !J'ai mes droits à l'amour‖ et ma part au soleil ;Laissez-nous fuir ensemble.‖ Oh ! voyez-la ! c'est elleAvec qui je veux vivre,‖ elle est là qui m'appelle ;Je ne fais pas le mal ;‖ allez, dites au roiQu'aucun homme jamais‖ ne se plaindra de moi ;Que je serai content‖ si, près de ma compagne,Je puis errer longtemps‖ de montagne en montagne,Sans jamais arrêter‖ nos loisirs voyageurs !Que je ne chercherai‖ ni parents ni vengeurs ;Et, si l'on me demande‖ où j'ai passé ma vie,Je saurai déguiser‖ ma liberté ravie ;Votre crime est bien grand,‖ mais je le cacherai.Ah ! laissez-moi le Ciel,‖ je vous pardonnerai.Non !… toujours des cachots…‖ Je suis né votre proie… »Mais je vois mon tombeau,‖ je m'y couche avec joie.Car vous ne m'aurez plus,‖ et je n'entendrai plusLes verrous se fermer‖ sur l'éternel reclus.Que me veut donc cet homme‖ avec ses habits sombres ?Captifs morts dans ces murs,‖ est-ce une de vos ombres ?Il pleure. Ah ! malheureux,‖ est-ce ta liberté ?
LE PRÊTRE
Non, mon fils, c'est sur vous :‖ voici l'éternité.
LE MOURANT
A moi ? Je n'en veux pas ;‖ j'y trouverais des chaînes.
LE PRÊTRE
Non, vous n'y trouverez‖ que des faveurs prochaines.Un mot de repentir,‖ un mot de notre foi,Le Seigneur vous pardonne.
LE MOURANT
LE PRÊTRE
Dites : « Je crois en Dieu.‖ » La mort vous est ravie.
LE MOURANT
Laissez en paix ma mort,‖ on y laissa ma vie. »
― Et d'un dernier effort‖ l'esclave délirantAu mur de la prison‖ brise son bras mourant.« Mon Dieu ! venez vous-même‖ au secours de cette âme ! »Dit le prêtre, animé‖ d'une pieuse flamme.Au fond d'un vase d'or,‖ ses doigts saints ont cherchéLe pain mystérieux‖ où Dieu même est caché :Tout se prosterne alors‖ en un morne silence.La clarté d'un flambeau‖ sur le lit se balance ;Le chevet sur deux bras‖ s'avance supporté,Mais en vain : le captif‖ était en liberté.
Resté seul au cachot,‖ durant la nuit entière,Le vieux religieux‖ récita la prière ;Auprès du lit funèbre‖ il fut toujours assis.Quelques larmes souvent,‖ de ses yeux obscurcis,Interrompant sa voix,‖ tombaient sur le saint livre.Et, lorsque la douleur‖ l'empêchait de poursuivre,Sa main jetait alors‖ l'eau du rameau bénitSur celui qui du ciel‖ peut-être était banni.Et puis, sans se lasser,‖ il reprenait encore,De sa voix qui tremblait‖ dans la prison sonore,Le dernier chant de paix ;‖ il disait : « Ô Seigneur !Ne brisez pas mon âme‖ avec votre fureur ;Ne m'enveloppez pas‖ dans la mort de l'impie. »Il ajoutait aussi :‖ « Quand le méchant m'épie,Me ferez-vous tomber,‖ Seigneur, entre ses mains ?C'est lui qui sous mes pas‖ a rompu vos chemins ;Ne me châtiez point,‖ car mon crime est son crime.J'ai crié vers le Ciel‖ du plus profond abîme.Ô mon Dieu ! tirez-moi‖ du milieu des méchants ! »Lorsqu'un rayon du jour‖ eut mis fin à ses chants,Il entendit monter‖ vers les noires retraites,Et des voix résonner‖ sous les voûtes secrètes.Un moment lui restait,‖ il eût voulu du moinsVoir le mort qu'il pleurait‖ sans ces cruels témoins ;Il s'approche, en tremblant,‖ de ce fils du mystèreQui vivait et mourait‖ étranger à la terre ;Mais le Masque de fer‖ soulevait le linceul,Et la captivité‖ le suivit au cercueil.
Écrit en 1821 , à Vincennes.
Versification
- Forme
- Distiques
- Rimes
- 148((aa))
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
- Mots à la rime
- a prêtre / reconnaître féminine, classiqueb bandeau / fardeau masculine, classiquec édifices / artifices féminine, classiqued Dieu / lieu masculine, classiquee prononce / réponse féminine, classiquef savants / mouvants masculine, classiqueg intervalles / salles féminine, classiqueh pas masculine, classiquei timide / humide féminine, classiquej mourir / s'ouvrir masculine, classiquek glissante / impuissante féminine, classiquel lieux / yeux masculine, classiquem funèbres / ténèbres féminine, classiquen secours / discours masculine, classiqueo entendre / d'attendre féminine, classiquep venu / l'inconnu masculine, classiqueq tentures / peintures féminine, classiquer voir / devoir masculine, classiquea fils / haine / humaine féminine, classiqueb pourquoi / moi masculine, classiquec parole / console féminine, classiqued berceaux / arceaux masculine, classiquee sévère / solitaire féminine, classiquef inconnu / venu masculine, classiquea mystère / terre féminine, classiqueb morts / remords masculine, classiquec écoute / route féminine, classiqued acheté / liberté masculine, classiquee sainte / enceinte féminine, classiquef offert / même / souffert masculine, classiquea lui-même / blasphème féminine, classiqueb malheurs / douleurs masculine, classiquec sommes / hommes féminine, classiqued adieu / roi / Dieu masculine, classiqueb Maître / prêtre féminine, classiquec l'enfer / fer masculine, classiqued cilice / supplice féminine, classiquee ans / pénitents masculine, classiquef souffrance / espérance féminine, classiqueg épuré / sacré masculine, classiqueh passées / effacées féminine, classiquei nous / genoux masculine, classiquea légère / étrangère féminine, classiqueb moment / pesamment masculine, classiquec d'ébène / peine féminine, classiqued remords / morts masculine, classiquee penchée / cachée féminine, classiquef pas / trépas masculine, classiqueg ravage / âge féminine, classiqueh offert / fer masculine, non classiquea mystère / monastère féminine, classiqueb bas / pas masculine, classiquec merveilleuses / orgueilleuses féminine, classiqued arrachés / cachés masculine, classiquee France / l'espérance féminine, classiquef dérobé / retombé masculine, classiqueg Provençale / Sale féminine, classiqueh pleurant / garant masculine, classiquei crime / illégitime féminine, classiquej foi / roi masculine, classiquek étrange / ange féminine, classiquel bénédictin / matin masculine, classiquem passage / voyage féminine, classiquen défendit / maudit masculine, classiqueo aventure / lecture féminine, classiquep indiscret / secret masculine, classiquea célèbre / funèbre féminine, classiqueb blancs / tremblants masculine, classiquec silence / balance féminine, classiqued dit / interdit masculine, classiquee frivoles / paroles féminine, classiquef après / intérêts masculine, classiqueg succombe / tombe féminine, classiqueh vaincu / vécu masculine, classiquei avide / vide féminine, classiquej effacé / passé masculine, classiquek journées / années féminine, classiquel cours / toujours masculine, classiquem profonde / monde féminine, classiqueo vie / asservie féminine, classiquep maux / repos masculine, classiqueq ivresse / tendresse féminine, classiquer amis / promis masculine, classiques torture / nourriture féminine, classiquet gémissements / hurlements masculine, classiqueu l'espace / place féminine, classiquea tonnerre / terre féminine, classiqueb placé / glacé masculine, classiquec retenues / connues féminine, classiqued expirant / soupirant masculine, classiquee dire / délire féminine, classiquef discours / cours masculine, classiqueg corrige / inflige féminine, classiqueh précieux / cieux masculine, classiquei âme / femme féminine, classiquej douleurs / pleurs masculine, classiquek assouvie / vie féminine, classiquel deuil / cercueil masculine, classiquem souffrance / l'espérance féminine, classiquen lieu / Dieu masculine, classiquep prier / crier masculine, classiqueq délire / respire féminine, classiquer horizon / son masculine, classiques grande / rende féminine, classiquet matelots / flots masculine, classiqueu disposent / reposent féminine, classiquev cherché / arraché masculine, classiquew passage / visage féminine, classiquex gazons / chansons masculine, classiquey prochaines / chaînes féminine, classiquez terreur / horreur masculine, classiquea belles / étincelles féminine, classiqueb appareil / soleil masculine, classiquec elle / m'appelle féminine, classiqued roi / moi masculine, classiquee compagne / montagne féminine, classiquef voyageurs / vengeurs masculine, classiqueg vie / ravie féminine, classiqueh cacherai / pardonnerai masculine, classiquei proie / joie féminine, classiquej plus / reclus masculine, classiquek sombres / ombres féminine, classiquel liberté / l'éternité masculine, classiquea chaînes / prochaines féminine, classiqueb foi / pardonne / moi masculine, classiquea ravie / vie féminine, classiquea délirant / mourant masculine, classiqueb âme / flamme féminine, classiquec cherché / caché masculine, classiquee supporté / liberté masculine, classiquea entière / prière féminine, classiqueb assis / obscurcis masculine, classiquec livre / poursuivre féminine, classiqued bénit / banni masculine, non classiquee encore / sonore féminine, classiquef Seigneur / fureur masculine, classiqueg l'impie / m'épie féminine, classiqueh mains / chemins masculine, classiquei crime / abîme féminine, classiquej méchants / chants masculine, classiquek retraites / secrètes féminine, classiquel moins / témoins masculine, classiquen linceul / cercueil masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.5· écart moyen à la rime classique 0.1
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
300 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Paris, ALPHONSE LEMERRE, ÉDITEUR, MDCCCLXXXIII· numérisation abu.cnam.fr· Sources