Cendres et Poussières, 1902
Velléité
Dénoue enfin tes bras‖ fiévreux, ô ma Maîtresse !Délivre-moi du joug‖ de ton baiser amer,Et, loin de ton parfum‖ dont l’opulence oppresse,Laisse-moi respirer‖ les souffles de la mer.
Loin des langueurs du lit,‖ de l’ombre de l’alcôve,J’aspirerai le sel‖ du vent et l’âcretéDes algues, et j’irai‖ vers la profondeur fauve,Pâle de solitude,‖ ivre de chasteté !
Versification
- Forme
- 2 quatrains (quatrains)
- Rimes
- 2(abab)
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
- Strophes
- 2 quatrains
- Mots à la rime
- a Maîtresse / oppresse féminine, classiqueb amer / mer masculine, classiquea l’alcôve / fauve féminine, classiqueb l’âcreté / chasteté masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 3.0· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
8 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Cendres et Poussières, Paris, ALPHONSE LEMERRE, ÉDITEUR, 1902· numérisation wikisource.org· Sources