Études et Préludes, 1901
Chanson
De ta robe à longs plis flottantsRuissellent toutes les chimères,Et tu m’apportes le printempsDans tes mains blondes et légères.
J’ai peur de ce frisson nacréDe tes frêles seins, je ne toucheQu’en tremblant à ton corps sacré,J’ai peur du charme de ta bouche.
Je me sens grandir jusqu’aux DieuxQuand, sous mon orgueilleuse étreinte,Le doux bleu meurtri de tes yeuxS’évanouit, lumière éteinte.
Mais quand, si blanche entre mes bras,À mon cri d’amour qui se pâme,Tu souris et ne réponds pas,Tes yeux fermés me glacent l’âme…
J’ai peur, — c’est le remords spectralQue l’extase ne saurait taire, —De t’avoir peut-être fait malD’une caresse involontaire.
Versification
- Forme
- 5 quatrains (quatrains)
- Rimes
- 5(abab)
- Mètre
- Octosyllabes
- Strophes
- 5 quatrains
- Mots à la rime
- a flottants / printemps masculine, classiqueb chimères / légères féminine, classiquea nacré / sacré masculine, classiqueb touche / bouche féminine, classiquea Dieux / yeux masculine, classiqueb étreinte / éteinte féminine, classiquea bras / pas masculine, classiqueb pâme / l’âme féminine, classiquea spectral / mal masculine, classiqueb taire / involontaire féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.1· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
20 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Études et Préludes, Paris, ALPHONSE LEMERRE, ÉDITEUR, 1901· numérisation wikisource.org· Sources