Études et Préludes, 1901
Naïade moderne
Les remous de la mer‖ miroitaient dans ta robe.Ton corps semblait le flot‖ traître qui se dérobe.Tu m’attirais vers toi‖ comme l’abîme et l’eau ;Tes souples mains avaient‖ le charme du réseau,Et tes vagues cheveux‖ flottaient sur ta poitrine,Fluides et subtils‖ comme l’algue marine.Cet attrait décevant‖ qui pare le dangerRendait encor plus doux‖ ton sourire léger ;Ton front me rappelait‖ les profondeurs sereines,Et tes yeux me chantaient‖ la chanson des sirènes.
Versification
- Forme
- 1 distiques (distiques)
- Rimes
- 5((aa))
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
- Strophes
- 1 distiques
- Mots à la rime
- a robe / dérobe féminine, classiqueb l’eau / réseau masculine, classiquec poitrine / marine féminine, classiqued danger / léger masculine, classiquee sereines / sirènes féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.2· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
10 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Études et Préludes, Paris, ALPHONSE LEMERRE, ÉDITEUR, 1901· numérisation wikisource.org· Sources