Études et Préludes, 1901
Sonnet
Ô forme que les mains‖ ne sauraient retenir !Comme au ciel l’élusif‖ arc-en-ciel s’évapore,Ton sourire, en fuyant,‖ laisse plus vide encoreLe cœur endolori‖ d’un trop doux souvenir.
Ton caprice lassé,‖ comment le rajeunir,Afin qu’il refleurisse‖ aux fraîcheurs d’une aurore ?Quels mots te murmurer,‖ quelles fleurs faire éclorePour enchanter l’ennui‖ de l’éternel loisir ?
De quels baisers charmer‖ la langueur de ton âme,Afin qu’exaspéré‖ d’extase, pleure et pâmeTon être suppliant,‖ avide et contenté ?
De quels rythmes d’amour,‖ de quel fervent poèmeHonorer dignement‖ Celle dont la beautéPorte au front le Désir‖ ainsi qu’un diadème ?
Versification
- Forme
- Sonnet classique, prototype 2 (sonnet)
- Rimes
- abba abba ccd ede
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
- Mots à la rime
- a retenir / souvenir masculine, classiqueb s’évapore / encore féminine, classiquea rajeunir / loisir masculine, classiqueb aurore / éclore féminine, classiquea âme / pâme féminine, classiqueb contenté / beauté masculine, classiquea poème / diadème féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.1· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
14 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Études et Préludes, Paris, ALPHONSE LEMERRE, ÉDITEUR, 1901· numérisation wikisource.org· Sources