Études et Préludes, 1901
Sonnet à la mort
J’attends, ô Bien-Aimée !‖ ô vierge au chaste front,Par un soir triomphal‖ de pompe et d’allégresse,Ton hymen aux blancheurs‖ d’éternelle tendresse.Car ton baiser d’amour‖ est subtil et profond.
Notre lit sera plein‖ de fleurs qui frémiront,Et l’orgue clamera‖ la nuptiale ivresseDont le sanglot aigu‖ ressemble à la détresse,Cri d’orgueil où l’angoisse‖ ardente se confond.
Et la paix des autels‖ se remplira de flammes ;Les larmes, les parfums‖ et les épithalames,La prière et l’encens‖ monteront jusqu’à nous.
Malgré le jour levé,‖ nous dormirons encoreDans l’alanguissement‖ des lendemains d’époux,Et notre longue nuit‖ ne craindra plus l’aurore.
Versification
- Forme
- Sonnet classique, prototype 2 (sonnet)
- Rimes
- abba abba ccd ede
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
- Mots à la rime
- a front / profond masculine, classiqueb d’allégresse / tendresse féminine, classiquea frémiront / confond masculine, classiqueb ivresse / détresse féminine, classiquea flammes / épithalames féminine, classiqueb nous / d’époux masculine, classiquea encore / l’aurore féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.0· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
14 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Études et Préludes, Paris, ALPHONSE LEMERRE, ÉDITEUR, 1901· numérisation wikisource.org· Sources