Évocations, 1903
Lamentation
L’été brûle, la voix‖ des fleuves se lamente,La voix des sources pleure,‖ et la voix des torrentsGémit, car le Soleil‖ boit les flots transparentsEt tarit la fraîcheur,‖ de sa lèvre fervente.
Le voile virginal‖ des neiges sur les montsSe déchire, et, là-bas,‖ dans les forêts muettes,Le Soleil a pâli‖ les pâles violettes,Les narcisses tournant‖ vers l’onde leurs yeux blonds.
L’implacable Soleil,‖ qui dessèche et tourmente,A flétri d’un baiser,‖ parmi les longs iris,La grâce du printemps,‖ l’éternel Adonis…L’été brûle, la voix‖ des fleuves se lamente.
Versification
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
- Mots à la rime
- a lamente / fervente féminine, classiqueb torrents / transparents masculine, classiquea monts / blonds masculine, classiqueb muettes / violettes féminine, classiquea tourmente / lamente féminine, classiqueb iris / Adonis masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.7· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
12 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Évocations, Paris, ALPHONSE LEMERRE, ÉDITEUR, 1903· numérisation wikisource.org· Sources