Évocations, 1903
Départ
J’ai vu s’éteindre en moi‖ le brûlant désespoir…Ma bouche cessera‖ de ravager ta bouche,Je ne connaîtrai plus‖ les veilles sur la coucheDe la moite Insomnie‖ et du Désir farouche,
Car la Mer et la Mort‖ me rappellent, ce soir…
La nuit vient assombrir‖ tes cheveux d’asphodèle,Et les chauves-souris‖ ont frappé de leur aileBleue et longue ma porte‖ où l’ombre vient pleuvoir…J’ai fait taire mon cœur‖ que l’angoisse martèle,
Versification
- Forme
- Strophes variées
- Rimes
- 1[abbba] 1[aabab]
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
- Mots à la rime
- a désespoir / soir masculine, classiqueb bouche / couche / farouche féminine, classiquea d’asphodèle / aile / martèle féminine, classiqueb pleuvoir / soir masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.0· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
10 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Évocations, Paris, ALPHONSE LEMERRE, ÉDITEUR, 1903· numérisation wikisource.org· Sources