Haillons, 1910
Bête sournoise
Mon mal insinuant‖ est la bête qui ronge,Qui ronge et se repaît‖ insatiablement ;Et mon mal se blottit‖ pour guetter le momentOù se croit délivré‖ l’essor triste du songe.
Je crois tout oublier‖ de l’ancienne rancœur…Dans la splendeur du soir‖ mon âme se pavoiseDe l’or des étendards…‖ Mais la bête sournoiseM’enfonce lentement‖ ses griffes dans le cœur.
Jamais ne s’adoucit‖ un peu, ni ne s’arrêteLa volonté du mal‖ dans ses regards ardents…Mon cœur garde toujours‖ l’empreinte de tes dents,Ô chagrin d’autrefois,‖ vile et puante bête !
Versification
- Forme
- 3 quatrains (quatrains)
- Rimes
- 3(abba)
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
- Strophes
- 3 quatrains
- Mots à la rime
- a ronge / songe féminine, classiqueb insatiablement / moment masculine, classiquea rancœur / cœur masculine, classiqueb pavoise / sournoise féminine, classiquea s’arrête / bête féminine, classiqueb ardents / dents masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.0· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
12 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Haillons, Paris, E. SANSOT et Cie, 1910· numérisation wikisource.org· Sources