Réglages

Mémorisé dans ce navigateur.

Pléthore de mots bien,
un seul est le mot juste.

La Pucelle d’Orléans, 1752

Chant v

Voltaire· strophe unique, décasyllabes, 299 vers

Argument Le cordelier Grisbourdon, qui avait voulu violer Jeanne, est en enfer très-justement. Il raconte son aventure aux diables.

O mes amis !‖ vivons en bons chrétiens !C'est le parti,‖ croyez-moi, qu'il faut prendre.A son devoir‖ il faut enfin se rendre.Dans mon printemps‖ j'ai hanté des vauriens ;A leurs désirs‖ ils se livraient en proie,Souvent au bal,‖ jamais dans le saint lieu,Soupant, couchant‖ chez des filles de joie,Et se moquant‖ des serviteurs de Dieu.Qu'arrive-t-il ?‖ la Mort, la Mort fatale,Au nez camard,‖ à la tranchante faux,Vient visiter‖ nos diseurs de bons mots ;La Fièvre ardente,‖ à la marche inégale,Fille du Styx,‖ huissière d'Atropos,Porte le trouble‖ en leurs petits cerveaux :A leur chevet‖ une garde, un notaire,Viennent leur dire :‖ « Allons, il faut partir ;Où voulez-vous,‖ monsieur, qu'on vous enterre ? »Lors un tardif‖ et faible repentirSort à regret‖ de leur mourante bouche.L'un à son aide‖ appelle saint Martin,L'autre saint Roch,‖ l'autre sainte Mitouche.On psalmodie,‖ on braille du latin,On les asperge,‖ hélas ! le tout en vain.Aux pieds du lit‖ se tapit le malin,Ouvrant la griffe ;‖ et lorsque l'âme échappeDu corps chétif,‖ au passage il la happe,Puis vous la porte‖ au fin fond des enfers,Digne séjour‖ de ces esprits pervers.Mon cher lecteur,‖ il est temps de te dire,Qu'un jour Satan,‖ seigneur du sombre empire,A ses vassaux‖ donnait un grand régal.Il était fête‖ au manoir infernal :On avait fait‖ une énorme recrue,Et les démons‖ buvaient la bienvenueD'un certain pape,‖ et d'un gros cardinal,D'un roi du Nord,‖ de quatorze chanoines,Trois intendants,‖ deux conseillers, vingt moines,Tous frais venus‖ du séjour des mortels,Et dévolus‖ aux brasiers éternels.Le roi cornu‖ de la huaille noireSe déridait‖ au milieu de ses pairs ;On s'enivrait‖ du nectar des enfers,On fredonnait‖ quelques chansons à boire,Lorsqu'à la porte‖ il s'élève un grand cri :« Ah ! bonjour donc,‖ vous voilà, vous voici ;C'est lui, messieurs,‖ c'est le grand émissaire ;C'est Grisbourdon,‖ notre féal ami ;Entrez, entrez,‖ et chauffez-vous ici :Et bras dessus‖ et bras dessous, beau père,Beau Grisbourdon,‖ docteur de Lucifer,Fils de Satan,‖ apôtre de l'enfer ! »On vous l'embrasse,‖ on le baise, on le serre ;On vous le porte,‖ en moins d'un tour de main,Toujours baisé,‖ vers le lieu du festin.Satan se lève‖ et lui dit : « Fils du diable,O des frapparts‖ ornement véritable,Certes sitôt‖ je n'espérais te voir ;Chez les humains‖ tu m'étais nécessaire.Qui mieux que toi‖ peuplait notre manoir ?Par toi la France‖ était mon séminaire ;En te voyant,‖ je perd tout mon espoir.Mais du destin‖ la volonté soit faite !Bois avec nous,‖ et prend place à ma draite. »Le cordelier,‖ plein d'une sainte horreur,Baise à genoux‖ l'ergot de son seigneur ;Puis d'un air morne‖ il jette au loin la vueSur cette vaste‖ et brûlante étendue,Séjour de feu‖ qu'habitent pour jamaisL'affreuse Mort,‖ les Tourments, les Forfaits ;Trône éternel,‖ où sied l'esprit immonde,Abîme immense‖ où s'engloutit le monde ;Sépulcre où gît‖ la docte antiquité,Esprit, amour,‖ savoir, grâce, beauté,Et cette foule‖ immortelle, innombrable,D'enfants du ciel,‖ créés tous pour le diable.Tu sais, lecteur,‖ qu'en ces feux dévorantsLes meilleurs rois‖ sont avec les tyrans.Nous y plaçons‖ Antonin, Marc-Aurèle ;Ce bon Trajan,‖ des princes le modèle ;Ce doux Titus,‖ l'amour de l'univers ;Les deux Catons,‖ ces fléaux des pervers ;Ce Scipion,‖ maître de son courage,Lui qui vainquit‖ et l'amour et Carthage.Vous y grillez,‖ docte et savant Platon,Divin Homère,‖ éloquent Cicéron ;Et vous, Socrate,‖ enfant de la sagesse,Martyr de Dieu‖ dans la profane Grèce ;Juste Aristide,‖ et vertueux Solon :Tous malheureux‖ morts sans confession.Mais ce qui plus‖ étonna Grisbourdon,Ce fut de voir‖ en la chaudière grandeCertains quidams,‖ saints ou rois, dont le nomOrne l'histoire,‖ et pare la légende.Un des premiers‖ était le roi Clovis.Je vois d'abord‖ mon lecteur qui s'étonneQu'un si grand roi,‖ qui tout son peuple a misDans le chemin‖ du benoît paradis,N'ait pu jouir‖ du salut qu'il nous donne.Ah ! qui croirait‖ qu'un premier roi chrétienFût en effet‖ damné comme un païen ?Mais mon lecteur‖ se souviendra très-bien.Qu'être lavé‖ de cette eau salutaireNe suffit pas,‖ quand le cœur est gâté.Or ce Clovis,‖ dans le crime empâtéPortait un cœur‖ inhumain, sanguinaire ;Et saint Remi‖ ne put laver jamaisCe Roi des Francs,‖ gangrené de forfaits.Parmi ces grands,‖ ces souverains du monde,Ensevelis‖ dans cette nuit profonde,On discernait‖ le fameux Constantin.« Est-il bien vrai ?‖ criait avec surpriseLe moine gris :‖ ô rigueur ! ô destin !Quoi ! ce héros‖ fondateur de l'Église,Qui de la terre‖ a chassé les faux dieux,Est descendu‖ dans l'enfer avec eux ? »Lors Constantin‖ dit ces propres paroles :« J'ai renversé‖ le culte des idoles ;Sur les débris‖ de leurs temples fumants,Au Dieu du ciel‖ j'ai prodigué l'encens :Mais tous mes soins‖ pour sa grandeur suprêmeN'eurent jamais‖ d'autre objet que moi-même ;Les saints autels‖ n'étaient à mes regardsQu'un marchepied‖ du trône de Césars.L'ambition,‖ les fureurs, les délices,Étaient mes dieux,‖ avaient mes sacrifices.L'or des chrétiens,‖ leurs intrigues, leur sang,Ont cimenté‖ ma fortune et mon rang.Pour conserver‖ cette grandeur si chère,J'ai massacré‖ mon malheureux beau-père.Dans les plaisirs‖ et dans le sang plongé,Faible et barbare,‖ en ma fureur jalouse,Ivre d'amour,‖ et de soupçons rongé,Je fis périr‖ mon fils et mon épouse.O Grisbourdon,‖ ne sois plus étonnéSi comme toi‖ Constantin est damné ! »Le révérend‖ de plus en plus admireTous les secrets‖ du ténébreux empire.Il voit partout‖ de grands prédicateurs,Riches prélats,‖ casuistes, docteurs,Moines d'Espagne,‖ et nonnains d'Italie.De tous les rois‖ il voit les confesseurs,De nos beautés‖ il voit les directeurs :Le paradis‖ ils ont eu dans leur vie.Il aperçut‖ dans le fond d'un dortoirCertain frocard‖ moitié blanc, moitié noir,Portant crinière‖ en écuelle arrondie.Au fier aspect‖ de cet animal pie,Le cordelier,‖ riant d'un ris malin,Se dit tout bas :‖ « Cet homme est jacobin.Quel est ton nom ?‖ » lui cria-t-il soudain.L'ombre répond‖ d'un ton mélancolique :« Hélas ! mon fils,‖ je suis saint Dominique. »A ce discours,‖ à cet auguste nom,Vous eussiez vu‖ reculer Grisbourdon ;Il se signait,‖ il ne pouvait le croire.« Comment, dit-il,‖ dans la caverne noireUn si grand saint,‖ un apôtre, un docteur !Vous de la foi‖ le sacré promoteur,Homme de Dieu,‖ prêcheur évangélique,Certes ! ici‖ la grâce est en défaut,Vous dans l'enfer‖ ainsi qu'un hérétique !Certes ici‖ la grâce est en défaut.Pauvres humains,‖ qu'on est trompé là-haut !Et puis allez,‖ dans vos cérémonies,De tous les saints‖ chanter les litanies ! »Lors repartit,‖ avec un ton dolent,Notre Espagnol‖ au manteau noir et blanc :« Ne songeons plus‖ aux vains discours des hommes ;De leurs erreurs‖ qu'importe le fracas ?Infortunés,‖ tourmentés où nous sommes,Loués, fêtés‖ où nous ne sommes pas :Tel sur la terre‖ a plus d'une chapelle,Qui dans l'enfer‖ rôtit bien tristement ;Et tel au monde‖ on damne impunément,Qui dans les cieux‖ a la vie éternelle.Pour moi, je suis‖ dans la noire séquelleTrès-justement,‖ pour avoir autrefoisPersécuté‖ ces pauvres albigeois.Je n'étais pas‖ envoyé pour détruire,Et je suis cuit‖ pour les avoir fait cuire. »Oh ! quand j'aurais‖ une langue de fer,Toujours parlant‖ je ne pourrais suffire,Mon cher lecteur,‖ à te nombrer et direCombien de saints‖ on rencontre en enfer.Quand des damnés‖ la cohorte rôtieEut assez fait‖ au fils de saint FrançoisTous les honneurs‖ de leur triste patrie,Chacun cria‖ d'une commune voix :« Cher Grisbourdon,‖ conte-nous, conte, conte,Qui t'a conduit‖ vers une fin si prompte ;Conte-nous donc‖ par quel étonnant casTon âme dure‖ est tombée ici bas.— Messieurs, dit-il,‖ je ne m'en défends pas ;Je vous dirai‖ mon étrange aventure ;Elle pourra‖ vous étonner d'abord :Mais il ne faut‖ me taxer d'imposture ;On ne ment plus‖ sitôt que l'on est mort.« J'étais là haut,‖ comme on sait, votre apôtre ;Et, pour l'honneur‖ du froc et pour le vôtre,Je concluais‖ l'exploit le plus galantQue jamais moine‖ ait fait hors du couvent.Mon muletier,‖ ah l'animal insigne !Ah le grand homme !‖ ah quel rival condigne !Mon muletier,‖ ferme dans son devoir,D'Hermaphrodix‖ avait passé l'espoir.J'avais aussi‖ pour ce monstre femelle,Sans vanité,‖ prodigué tout mon zèle ;Le fils d'Alix,‖ ravi d'un tel effort,Nous laissait Jeanne‖ en vertu de l'accord.Jeanne la forte,‖ et Jeanne la rebelle,Perdait bientôt‖ ce grand nom de Pucelle ;Entre mes bras‖ elle se débattait ,Le muletier‖ par-dessous la tenait ;Hermaphrodix‖ de bon cœur ricanait.« Mais croirez-vous‖ ce que je vais vous dire ?L'air s'entr'ouvrit,‖ et du haut de l'empireQu'on nomme ciel‖ (lieux où ni vous ni moiN'irons jamais,‖ et vous savez pourquoi),Je vis descendre,‖ ô fatale merveille !Cet animal‖ qui porte longue oreille,Et qui jadis‖ à Balaam parla,Quand Balaam‖ sur la montagne alla.Quel terrible âne !‖ il portait une selleD'un beau velours,‖ et sur l'arçon d'icelleÉtait un sabre‖ à deux larges tranchants :De chaque épaule‖ il lui sortait une aileDont il volait,‖ et devançait les vents.A haute voix‖ alors s'écria Jeanne :« Dieu soit loué !‖ voici venir mon âne. »A ce discours,‖ je fus transi d'effroi ;L'âne à l'instant‖ ses quatre genoux plie,Lève sa queue‖ et sa tête polie,Comme disant‖ à Dunois : « Monte-moi. »Dunois le monte,‖ et l'animal s'envoleSur notre tête,‖ et passe, et caracole.Dunois, planant‖ le cimeterre en main,Sur moi chétif‖ fondit d'un vol soudain.Mon cher Satan,‖ mon seigneur souverain,Ainsi, dit-on,‖ lorsque tu fis la guerreImprudemment‖ au maître du tonnerre,Tu vis sur toi‖ s'élancer saint Michel,Vengeur fatal‖ des injures du ciel.« Réduit alors‖ à défendre ma vie,J'eus mon recours‖ à la sorcellerie.Je dépouillai‖ d'un nerveux cordelierLe sourcil noir‖ et le visage altier :Je pris la mine‖ et la forme charmanteD'une beauté‖ douce, fraîche, innocente ;De blonds cheveux‖ se jouaient sur mon sein ;De gaze fine‖ une étoffe brillanteFit entrevoir‖ une gorge naissante.J'avais tout l'art‖ du sexe féminin :Je composais‖ mes yeux et mon visage ;On y voyait‖ cette naïvetéQui toujours trompe,‖ et qui toujours engage.Sous ce vernis‖ un air de voluptéEût des humains‖ rendu fou le plus sage.J'eusse amolli‖ le cœur le plus sauvage ;Car j'avais tout,‖ artifice et beauté.Mon paladin‖ en parut enchanté.J'allais périr ;‖ ce héros invincibleAvait levé‖ son braquemart terrible ;Son bras étais‖ à demi descendu,Et Grisbourdon‖ se croyait pourfendu.Dunois regarde,‖ il s'émeut, il s'arrête.Qui de Méduse‖ eût vu jadis la têteÉtait en roc‖ mué soudainement :Le beau Dunois‖ changea bien autrement.Il avait l'âme‖ avec les yeux frappée ;Je vis tomber‖ sa redoutable épée :Je vis Dunois‖ sentir à mon aspectBeaucoup d'amour‖ et beaucoup de respect.Qui n'aurait cru‖ que j'eusse eu la victoire ?Mais voici bien‖ le pis de mon histoire.« Le muletier,‖ qui pressait dans ses brasDe Jeanne d'Arc‖ les robustes appas,En me voyant‖ si gentille et si belle,Brûla soudain‖ d'une flamme nouvelle.Hélas ! mon cœur‖ ne le soupçonnait pasDe convoiter‖ des charmes délicats.Un cœur grossier‖ connaître l'inconstance !Il lâcha prise,‖ et j'eus la préférence.Il quitte Jeanne ;‖ ah ! funeste beauté !A peine Jeanne‖ est-elle en liberté,Qu'elle aperçut‖ le brillant cimeterreQu'avait Dunois‖ laissé tomber par terre,Du fer tranchant‖ sa dextre se saisit ;Et, dans l'instant‖ que le rustre infidèleQuittait pour moi‖ la superbe Pucelle,Par le chignon‖ Jeanne d'Arc m'abattit,Et, d'un revers,‖ la nuque me fendit.Depuis ce temps,‖ je n'ai nulle nouvelleDu muletier,‖ de Jeanne la cruelle,D'Hermaphrodix,‖ de l'âne, de Dunois.Puissent-ils tous‖ être empalés cent fois !Et que le ciel,‖ qui confond les coupables,Pour mon plaisir‖ les donne à tous les diables ! »Ainsi parlait‖ le moine avec aigreur,Et tout l'enfer‖ en rit d'assez bon cœur.

Versification

Forme
Strophe unique
Rimes
8[abba] 10[abab] 85[aa] 1[aabba] 1[abbacca] 1[ababa] 1[abaab] 5[aaa] 1[ababb] 2[abbaa] 1[aabab]
Mètre
Décasyllabes· profil 4+6
Mots à la rime
a chrétiens / vauriens masculine, classiqueb prendre / rendre féminine, classiquec proie / joie féminine, classiqued lieu / Dieu masculine, classiquee fatale / inégale féminine, classiquef faux / mots masculine, classiqueg d'Atropos / cerveaux masculine, classiqueh notaire / enterre féminine, classiquei partir / repentir masculine, classiquej bouche / Mitouche féminine, classiquek Martin / latin masculine, classiquel vain / malin masculine, classiquem échappe / happe féminine, classiquen enfers / pervers masculine, classiqueo dire / empire féminine, classiquep régal / infernal / cardinal masculine, classiqueq recrue / bienvenue féminine, classiquer chanoines / moines féminine, classiques mortels / éternels masculine, classiquet noire / boire féminine, classiqueu pairs / enfers masculine, classiquev cri / voici masculine, classiquew émissaire / père / serre féminine, classiquex ami / ici masculine, classiquey Lucifer / l'enfer masculine, classiquez main / festin masculine, classiquea diable / véritable féminine, classiqueb voir / manoir / espoir masculine, classiquec nécessaire / séminaire féminine, classiqued faite / draite féminine, classiquee horreur / seigneur masculine, classiquef vue / étendue féminine, classiqueg jamais / Forfaits masculine, classiqueh immonde / monde féminine, classiquei antiquité / beauté masculine, classiquej innombrable / diable féminine, classiquek dévorants / tyrans masculine, classiquel Marc-Aurèle / modèle féminine, classiquem l'univers / pervers masculine, classiquen courage / Carthage féminine, classiqueo Platon / Cicéron masculine, classiquep sagesse / Grèce féminine, classiqueq Solon / confession masculine, classiquer Grisbourdon / nom masculine, classiques grande / légende féminine, classiquet Clovis / mis / paradis masculine, classiqueu s'étonne / donne féminine, classiquev chrétien / païen / très-bien masculine, classiquew salutaire / sanguinaire féminine, classiquex gâté / empâté masculine, classiquey jamais / forfaits masculine, classiquez monde / profonde féminine, classiquea Constantin / destin masculine, classiqueb surprise / l'Église féminine, classiquec dieux / eux masculine, classiqued paroles / idoles féminine, classiquee fumants / l'encens masculine, classiquef suprême / moi-même féminine, classiqueg regards / Césars masculine, classiqueh délices / sacrifices féminine, classiquei sang / rang masculine, classiquej chère / beau-père féminine, classiquek plongé / rongé masculine, classiquel jalouse / épouse féminine, classiquem étonné / damné masculine, classiquen admire / empire féminine, classiqueo prédicateurs / docteurs masculine, classiquep d'Italie / vie féminine, classiqueq confesseurs / directeurs masculine, classiquer dortoir / noir masculine, classiques arrondie / pie féminine, classiquet malin / jacobin / soudain masculine, classiqueu mélancolique / Dominique féminine, classiquev nom / Grisbourdon masculine, classiquew croire / noire féminine, classiquex docteur / promoteur masculine, classiquey évangélique / hérétique féminine, classiquez défaut / là-haut masculine, classiquea cérémonies / litanies féminine, classiqueb dolent / blanc masculine, classiquec hommes / sommes féminine, classiqued fracas / pas masculine, classiquee chapelle / éternelle / séquelle féminine, classiquef tristement / impunément masculine, classiqueg autrefois / albigeois masculine, classiqueh détruire / cuire féminine, classiquei fer / enfer masculine, classiquej suffire / dire féminine, classiquek rôtie / patrie féminine, classiquel François / voix masculine, classiquem conte / prompte féminine, classiquen cas / bas / pas masculine, classiqueo aventure / d'imposture féminine, classiquep d'abord / mort masculine, classiqueq apôtre / vôtre féminine, classiquer galant / couvent masculine, classiques insigne / condigne féminine, classiquet devoir / l'espoir masculine, classiqueu femelle / zèle féminine, classiquev effort / l'accord masculine, classiquew rebelle / Pucelle féminine, classiquex débattait / tenait / ricanait masculine, classiquey dire / l'empire féminine, classiquez moi / pourquoi masculine, classiquea merveille / oreille féminine, classiqueb parla / alla masculine, classiquec selle / d'icelle / aile féminine, classiqued tranchants / vents masculine, classiquee Jeanne / âne féminine, classiquef d'effroi / Monte-moi masculine, classiqueg plie / polie féminine, classiqueh s'envole / caracole féminine, classiquei main / soudain / souverain masculine, classiquej guerre / tonnerre féminine, classiquek Michel / ciel masculine, classiquel vie / sorcellerie féminine, classiquem cordelier / altier masculine, classiquen charmante / innocente féminine, classiqueo sein / féminin masculine, classiquep brillante / naissante féminine, classiqueq visage / engage féminine, classiquer naïveté / volupté masculine, classiques sage / sauvage féminine, classiquet beauté / enchanté masculine, classiqueu invincible / terrible féminine, classiquev descendu / pourfendu masculine, classiquew s'arrête / tête féminine, classiquex soudainement / autrement masculine, classiquey frappée / épée féminine, classiquez aspect / respect masculine, classiquea victoire / histoire féminine, classiqueb bras / appas masculine, classiquec belle / nouvelle féminine, classiqued pas / délicats masculine, classiquee l'inconstance / préférence féminine, classiquef beauté / liberté masculine, classiqueg cimeterre / terre féminine, classiqueh saisit / m'abattit / fendit masculine, classiquei infidèle / Pucelle féminine, classiquej nouvelle / cruelle féminine, classiquek Dunois / fois masculine, classiquel coupables / diables féminine, classiquem aigreur / cœur masculine, classique
Richesse
extension moyenne des rimes 0.6· écart moyen à la rime classique 0.0

Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.

299 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Œuvre complète de Voltaire, Paris, Furne, Libraire-Éditeur, 1835· numérisation poesies.net· Sources