Les épîtres, 1706‑1778
Épître Xliv
1734 À MONSIEUR LE COMTE DE TRESSAN
Hélas ! Que je me sens confondrePar tes vers et par tes talents !Pourrais-je encore à quarante ansLes mériter, et leur répondre ?Le temps, la triste adversitéDétend les cordes de ma lyre.Les jeux, les amours, m'ont quitté ;C'est à toi qu'ils viennent sourire,C'est toi qu'ils veulent inspirer,Toi qui sais, dans ta double ivresse,Chanter, adorer ta maîtresse,En jouir, et la célébrer.Adieu ; quand mon bonheur s'envole,Quand je n'ai plus que des désirs,Ta félicité me consoleDe la perte de mes plaisirs.
Versification
- Forme
- Strophe unique
- Rimes
- 2[abba] 2[abab]
- Mètre
- Octosyllabes
- Mots à la rime
- a confondre / répondre féminine, classiqueb talents / ans masculine, classiquec adversité / quitté masculine, classiqued lyre / sourire féminine, classiquee inspirer / célébrer masculine, classiquef ivresse / maîtresse féminine, classiqueg s'envole / console féminine, classiqueh désirs / plaisirs masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.0· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
16 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Oeuvres complètes, Paris, GARNIER FRÈRES, LIBRAIRES-ÉDITEURS, 1877· numérisation poesies.net· Sources