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Étymologie de ambassade

nom· d'après le Wiktionnaire et le Littré (1872)· synonymes· rimes· famille· mots qui vont avec· traductions· Littré

Origine du mot ambassade

De l’italien ambasciata, de l’ancien occitan ambayssada (« mission, obligation ») (occitan ambaissada), de ambaissa « service, devoir », du gotique andbahti « captif » ou de l’ancien haut-allemand ambahti « otage », du gaulois ambactos « serf, client » (formé de amb-, signifiant, comme en latin, « autour »; et de la racine verbale indo-européenne ag- « pousser, conduire », → voir agere), celui-ci donnera le latin ambactus « domestique » et, via le gotique ambaht, l'allemand Amt ; cf. ancien irlandais amos, amsach « mercenaire, servant », gallois amaeth « métayer, éleveur » et irlandais aigim « je conduis », gallois, cornique, breton a « il va ».

D'après le Wiktionnaire, CC BY-SA.

L'étymologie de ambassade selon le Littré

Froissard a dit ambassaderie ; dans le XVIe siècle, ambassade est tantôt féminin, tantôt masculin, tantôt avec le sens actuel et tantôt avec le sens de messager. Provenç. ambaissada, et masculin, ambaissat ; ital. ambasciata ; espagn. embaxada ; bas-lat. ambascia, ambasiata, ambassata, ambasseria, ambasciata, ambaxata. L'italien a ambascia, ambascio, dans le sens d'angoisse, peine. Ambassade et les formes ci-dessus relatées viennent de ambactia, qui figure dans les plus anciens textes du bas-latin (loi salique, loi des Bourguignons et autres), avec le sens de service, emploi, mission. Ambactia rappelle aussitôt ambactus, homme de service, qui est dans César. César dit en parlant des chevaliers gaulois : Circum se ambactos clientesque habent. De son côté, Festus dit : Ambactus apud Ennium lingua gallica servus appellatur. Saumaise a prétendu que ambactus n'était pas gaulois ; en effet ambactus s'expliquerait sans peine par le latin : amb, autour, et actus, poussé, mené. Mais, outre que ambactus n'a aucun emploi et aucun appui dans la latinité, il faudrait ne tenir aucun compte du dire de Festus. Aussi Zeuss (Gramm. celtique, I, 89 et 179) a-t-il cherché une origine celtique : kymri amaet (pour ambaeth, le b tombant souvent), laboureur, ouvrier. Mais la difficulté croît, quand on reconnaît que les langues germaniques ont un mot tout à fait analogue : ancien islandais, ambat, ambot, et anglo-saxon. aembeht, serviteur ; suédois, embete, charge, ministère ; hollandais, ambagt, métier ; allemand, amt, fonction ; gothique andbaths ; ancien haut allemand, ambaht, serviteur ; gothique, andbahti, service. M. Diez remarque, en faveur de l'origine germanique, que le bas-latin ambactia ne peut découler de ambactus, le suffixe ia n'étant pas usité, mais qu'il peut découler du gothique andbahti. Tout cela montre en tout cas que ambactus, ambactia, et par suite les formes romanes, sont dues aux nations que les Latins nommaient transalpines. Cela posé, il est difficile de décider entre le celtique et l'allemand ; mais sans doute en cette circonstance, comme en plusieurs autres, le celtique et l'allemand ont eu une forme très voisine qui est venue se confondre dans le bas-latin.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1872-1877 : l'étymologie telle que la philologie de son temps l'établissait.

Le mot ambassade d'après le Littré

s. f. Fonction, charge d'ambassadeur. Obtenir une ambassade. Lire l'article

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