bâtir v. a.
Provenç. bastir ; anc. ital. bastire. Ce mot a le même radical que bâton et bât (voy. ces mots), c'est-à-dire l'idée de soutenir, de porter.
(Verbe 1) De l'ancien français bastir (« faufiler, entrelacer »), lui-même du vieux-francique *bastijan (« assembler, entrelacer des fibres libériennes »), du gmw-pro *bastijan, de *bast (qui donne l’allemand Bast, le néerlandais bast) + *-jan. (→ voir bestan « ravauder » en vieux haut allemand, le moyen néerlandais besten « rapiécer », « lacer, lier, entrelacer »).
(Verbe 2) Du sens de « tisser », on est arrivé à celui de « faire une clôture constituée de pieux entrelacés de brindilles », puis simplement « édifier, construire ». Le TLFi ne retient pas l’hypothèse de Littré d’un lien avec bât ou bâton.
D'après le Wiktionnaire, CC BY-SA.
Provenç. bastir ; anc. ital. bastire. Ce mot a le même radical que bâton et bât (voy. ces mots), c'est-à-dire l'idée de soutenir, de porter.
Espagn. et ital. basta, couture à longs points ; espagn. bastear ; ital. im-bastire, bâtir ; de l'ancien haut allem. bestan, coudre, rapiécer. Il y a eu, en français, en espagnol et en italien, un radical bast signifiant coudre, qu'on ne peut écarter de bâtir des tailleurs ; mais l'on peut penser qu'une assimilation s'est faite entre les deux mots signifiant coudre et construire.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1872-1877 : l'étymologie telle que la philologie de son temps l'établissait.
v. a. Faire une construction quelconque. Bâtir une église. La brique et le moellon qui ont servi à bâtir la ville. Je me suis bâti une cabane. Lire l'article