bas, basse adj.
Provenç. bas ; espagn. bajo ; portug. baixo ; ital. basso. On a indiqué le celtique : bas-breton, baz ; kymri, bâs ; irland. bass, mots qui signifient peu profond. Diez combat cette étymologie, d'abord en remarquant que le j espagnol répondrait mal au bas-breton et exigerait deux s ; objection insuffisante puisque les deux s sont dans l'irlandais. Puis il objecte le sens : bassus signifiant, dans Isidore, crassus, pinguis ; dans Papias, curtus ; et dans le vieux français, qui n'est pas élevé, et non pas peu profond ; sens confirmé encore par l'italien bassotto, épais. Par ces raisons il rattache bas au latin bassus, qui a été un surnom et qui, d'après les gloses, exprime une certaine conformation du corps. Cette argumentation paraît probante.
bas s. m.
Bas ; car le bas est, comme on voit par les exemples, la partie inférieure de la chausse, picard, bô. L'expression bas bleu vient d'Angleterre (blue stocking) : en voici l'explication : " Il y avait, vers 1781, un club littéraire qui se réunissait chez Mme Montague, et que l'on appelait le club des bas-bleus (bleue-stocking club). Un des membres les plus éminents de cette société était M. Stillingfleet, dont l'habillement se distinguait par un caractère de gravité ; on remarqua surtout qu'il portait toujours des bas bleus. Telle était l'excellence de sa conversation que, quand il lui arrivait d'être absent, on avait coutume de dire : Nous ne pouvons rien faire ce soir sans les bas bleus. Peu à peu des clubs s'établirent sous ce titre, et le terme de bas bleu s'étendit aux femmes de lettres ridicules et pédantes, ESQUIROS, Revue des Deux Mondes, avril 1860, p. 778. "