Provenç. bondir, retentir ; catal. bonir, même sens. L'ancien français bondir signifie retentir ; et on lui voit ce sens jusqu'au XVe siècle, où le sens de sauter apparaît. Ce qui fait croire qu'il est pourtant plus ancien, c'est qu'on le trouve dans l'anglais, to bound, faire un bond, et que, dans un texte du XIVe siècle (DU CANGE, bondula), on trouve jouer à la bonde pour jouer à la paume. Il faut admettre que, du sens de retentir, on a passé au sens de bondir, en considérant le retentissement comme un bondissement qui fait tressaillir, qui ébranle. Et en effet, l'anglais to bound signifie à la fois faire un grand bruit et faire un saut. Le sens primordial de bondir étant retentir, Diez le tire du latin bombitare, faire du bruit, avec un changement de la 1re conjugaison en la 3e (le picard bonder est de la 1re conjugaison), comme dans tentir de tinnitare, et du t en d, comme dans coude de cubitus. Quant au catalan bonir, le d aura disparu comme le t dans l'espagnol retiñir, portug. retinnir, pour retentir.
Étymologie de bondir
Origine du mot bondir
(vers 1100) bundir (« retentir, résonner »). (XIIIe siècle) prend le sens de « faire des sauts, sauter » ; le changement de sens est dû à un changement de registre : à l’impression auditive de sons montants et descendants s’est substituée une impression visuelle de même rythme (bondir et rebondir).
Du latin vulgaire *bombitire, variante de *bombitare fréquentatif de bombire (« bourdonner »), lui-même de bombus (« bourdonnement des abeilles, bruit retentissant »).
D'après le Wiktionnaire, CC BY-SA.
L'étymologie de bondir selon le Littré
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1872-1877 : l'étymologie telle que la philologie de son temps l'établissait.
Le mot bondir d'après le Littré
v. n. Faire un ou plusieurs bonds. L'eau tombe, écume et bondit. Lire l'article