Bourguig. boone ; Berry, bune, bone ; bas-lat. bódina, bódena, avec l'accent sur bo, comme l'indique l'ancien français bodne ; angl. bound. On trouve dans le celtique bun, fond, bas ; kymri, bon, base ; mais les anciennes formes bodina, bodne, ne permettent pas de recevoir cette étymologie ; et il faut recourir, comme Diez, au radical bod, qui subsiste dans le provençal boz-ola, borne, contracté en bola, boula ; bas-latin. bodula ; ce radical bod est, d'après Diez, le même que celui de boudin, bouder. La forme régulière est bodne, prononcé et écrit bone ou bonne ; bonde est le même avec le déplacement du d ; borne est due à l'intercalation accidentelle d'une r, comme dans hurler pour huller, intercalation qui n'était pas rare dans l'ancienne langue et dont il reste quelques traces dans la moderne. La borne serait la chose renflée.
Étymologie de borne
Voir aussi : borné
Origine du mot borne
(vers 1180) Altération de l’ancien français bodne (1121), du latin médiéval bodĭna, butĭna « arbre frontière », d’origine obscure, peut-être du gaulois *budina.
borne est due à l’intercalation accidentelle d’un r, comme dans hurler pour huller, intercalation qui n’était pas rare dans l’ancienne langue et dont il reste quelques traces dans la moderne. La borne serait la chose renflée.
(Séparation d’États) Par extension des « bornes milliaires ».
D'après le Wiktionnaire, CC BY-SA.
L'étymologie de borne selon le Littré
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1872-1877 : l'étymologie telle que la philologie de son temps l'établissait.
Le mot borne d'après le Littré
s. f. Tout ce qui sert à séparer deux champs l'un de l'autre. Lire l'article