botte s. f.
Picard, boute d'esteuble, botte de paille ; angl. bottle ; bas-breton, bôtel, bôétel, botte. On le rapporte à l'allemand : tudesque, bozo, faisceau, fagot ; anc. allem. boss ; holland. bos.
(Nom commun 1) Sans doute de bot.
(étymologie des sens 5 et 6) Désignait d’abord les élèves polytechniciens qui faisaient une carrière dans le civil, au lieu d’une carrière militaire ou de la pantoufle. Cette voie étant la plus demandée, le terme a fini par désigner les élèves choisissant cette voie, c’est-à-dire les meilleurs.
(Nom commun 2) Emprunté au néerlandais bote (« botte de lin ») du verbe boten (« frapper »). Ou bien du latin botulus qui exprime un assemblage de choses diverses.
(Nom commun 3) Emprunté à l’italien botta (« coup »), déverbal de l’ancien verbe bottare devenu buttare provenant à son tour du français bouter.
(Nom commun 4) Probablement emprunté à l’ancien occitan bota issu du latin tardif buttis (« bouteille »).
(Nom commun 5) Stéphane Bouchard stipule que l'expression est utilisée initialement pour dire qu'une femme fait bien l'amour, associant probablement le vagin à une botte, avant d'être désexualisé pour désigner l'habileté générale. L'emploi en escrime où il désigne une touche peut aussi être envisagé comme influence à ce sens de personne habile.
D'après le Wiktionnaire, CC BY-SA.
Picard, boute d'esteuble, botte de paille ; angl. bottle ; bas-breton, bôtel, bôétel, botte. On le rapporte à l'allemand : tudesque, bozo, faisceau, fagot ; anc. allem. boss ; holland. bos.
Voy. BOTTE 3, la botte, chaussure, ayant été dite ainsi par assimilation à la botte, tonneau.
Provenç. et espagn. bota ; ital. botte ; bas-lat. botta, butta, buza ; gaél. bôt, botte, chaussure ; flam. bootje et angl. boot, botte, chaussure ; anglo-sax. butte, bytte, grand vase ; isl. bytta ; allem. Busse, cuve. Ces mots ont la signification de outre, vase en cuir, botte à chausser, tonneau, par des assimilations de sens qu'il est facile de concevoir ; ils sont, comme on voit, communs à plusieurs langues.
Espagn. bote ; de botar, toucher, bouter (voy. BOUTER).
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1872-1877 : l'étymologie telle que la philologie de son temps l'établissait.
s. f. Quantité déterminée de choses de même espèce qu'on a liées ensemble. Botte de foin, de paille ; botte d'asperges, de radis. Lire l'article