bouchon s. m.
Il y a dans le provençal bocon, dans l'italien boccone, et dans le français boucon, qui signifient bouchée, morceau. Diez pense que c'est là notre mot bouchon, signifiant ce qui remplit la bouche, l'ouverture, et par suite, ce qui bouche. La locution populaire tomber à bouchon, tomber sur le visage, en italien boccone ou bocconi, ventre à terre (il le fait choir à bouchon contre le sablon, OLIV., DE LA MARCHE, Mém. liv. I, p. 273), montre bien que bouchon peut appartenir à bouche, mais n'est pas un intermédiaire qui témoigne du passage du sens de bouche au sens de bouchon. Aussi les objections qu'a soulevées le verbe boucher (voy. BOUCHER 1) restent entières ; et, bouchon ne pouvant être séparé de boucher, c'est là qu'il faut examiner les deux étymologies entre lesquelles il y a débat : bouche de visage, et l'ancien français bouche, faisceau de branchage. L'espagnol buzon, bondon, bouchon, ne peut être rapporté ici ; il tient à buzon, canal par où se vide un étang.