brandon s. m.
Bas-lat. brando ; provenç. brando ; anc. catal. brandó ; espagn. blandon, torche ; de l'allem. Brand, feu, incendie, de brennen, brûler ; angl. to burn.
(Vers 1130) Apparaît avec le sens de « torche (de paille) enflammée pour éclairer (ou mettre le feu) ». C’est un dérivé en -on de l’ancien français brande (« flamme ») ou *brant (« tison »), apparenté à brander (« luire, flamboyer ») ; *brant ne s’est pas maintenu en raison de son homonymie avec brant (« épée » → voir brandir). L’anglais brand, l’allemand Brand (« feu ») lui sont apparentés ; l’ancien catalan brandó (1296), l’espagnol blandón (« torche ») (1493) sont des emprunts à l’ancien occitan brandon également de même origine.
D'après le Wiktionnaire, CC BY-SA.
Bas-lat. brando ; provenç. brando ; anc. catal. brandó ; espagn. blandon, torche ; de l'allem. Brand, feu, incendie, de brennen, brûler ; angl. to burn.
Bas-lat. brando, brandeum, brandium, sorte de voile qu'on mettait sur les terres saisies ; ital. brandone, lambeau, et, par contraction, brano, anc. espagn. brahon, morceau d'étoffe. Il y a dans l'ancien français braion, dans le provençal bradon, brazon, braon, qui signifient le gras des chairs, le fessier (anglais brawn, partie charnue), et qui viennent de l'ancien haut-allemand brâto, accusatif brâtun, brâton, partie charnue, mollet ; Diez croit que de ce sens on est venu à celui de lambeau de chair et puis lambeau d'étoffe ; une pareille dérivation paraît très douteuse. On peut conjecturer, avec quelque vraisemblance, que brand, brandon, est un substantif dérivé de l'ancien verbe brander, contracté de brandeler (voy. BRANLER), une chose qui brandille pouvant sans peine se dire d'un morceau d'étoffe fixé à un pieu ou bâton.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1872-1877 : l'étymologie telle que la philologie de son temps l'établissait.
s. m. Bouquet de paille enflammé, dont on se sert pour s'éclairer. Lire l'article