briller v. n.
Provenç. et espagn. brillar ; portug. brilhar ; ital. brillare. L'italien ne disant pas brigliare, le radical doit avoir ll ; par conséquent l'étymologie, donnée depuis longtemps, de berillus, sorte de pierre brillante, est bonne (voy. BERYL). L'historique ne va pas plus haut que le XVIe siècle. Ce mot, si ancien dans les autres langues romanes, serait-il venu par emprunt dans le français ? ou plutôt ne faut-il pas penser qu'il gît dans quelque texte ignoré ou qu'il était vivant dans la langue populaire ? Et en effet on trouve, dans un texte du XIVe siècle : Deux brilleus mengenz à court, DU CANGE, brilleus. Brilleus, de briller, homme de service qui éclaire. On trouve aussi le substantif bril dans le XVe siècle : Bril, éclat, est aussi dans Oudin.