Berry, chillou, chaillou, caille ; caillotte, chillotte, petit caillou ; Saintonge, chail ; picard, cailleu ; wallon, caie ; namurois, caiau ; rouchi, caliau ; provenç. calhau ; portug. calhão. Mot difficile. Diez, faisant ressortir l'analogie entre cailler et durcir, propose cailler, acceptable pour le sens ; mais, si caillou avait même origine que cailler, on trouverait parfois dans les anciens textes coaillou (voy. l'historique de cailler) ; ce qui n'arrive jamais. Grandgagnage le tire du flamand kai, kei, caillou. À cause du sens, on ne peut guère, jusqu'à présent du moins, admettre que calculus ; d'où, par suppression de l'u bref, calclus ; d'où chail ou chaille ; d'où, avec un suffixe ou, caillou ou chaillou. Ce suffixe ou et au dans le provençal fait difficulté ; car représentant la finale latine avus (clavus, clou), on ne voit pas comment il s'est joint à cail. Au reste les suffixes ont varié : il y a eu ot, otte, eul, iel, tous suffixes qui vont beaucoup mieux au primitif cail que le suffixe avus. Le celtique cal, dur, a été indiqué.
Étymologie de caillou
Voir aussi : Caillou
Origine du mot caillou
(environ 1275) La forme est attestée dans le Roman de la Rose de Jean de Meung. Du normand caillou ou du picard caillou, qui a pris le pas sur les formes franciennes chail, chaillot, apparues avant. Elle provient du gaulois *caliauo- (« pierreux »), de callio- (« pierre » ou « sabot »). Le mot remonte à une racine de l’indo-européen commun *kal- / *cal- (« callosité ») qui se retrouve dans d’autres langues celtiques et en latin.
Les autres sens sont souvent des métaphores pour désigner quelque chose de dur et de plus ou moins rond.
D'après le Wiktionnaire, CC BY-SA.
L'étymologie de caillou selon le Littré
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1872-1877 : l'étymologie telle que la philologie de son temps l'établissait.
Le mot caillou d'après le Littré
s. m. Pierre très dure, qui fait feu sous l'acier. Lire l'article