Wallon, cramâ ; rouchi, crém'glie, craméglie ; picard, cramaillé, crémaillé, crimbilli ; génev. comâcle, coumâcle ; Isère, coumaclo ; provenç. mod. cumascle ; champ. cramaille ; espagn. gramallera ; bas-lat. cramaculus du XIe siècle, cremasculus, cremasclus du XIVe siècle. Origine douteuse : on propose le grec ϰρέμασθαι, être suspendu ; ce qui est excellent pour le sens, mais les mots grecs n'ont guère pénétré directement dans les langues romanes ; ou le verbe latin cremare, brûler, parce que la crémaillère est exposée au feu ; mais le sens est peu favorable à cette dernière dérivation, la forme du mot l'est davantage : bas-latin cremium, morceau de bois sec, fagot, d'où on tirerait un dérivé cremail ; enfin, le bas-allemand Kram, crampon (voy. CRAMPON), qui est appuyé par la plus ancienne forme laquelle a un a.
Étymologie de crémaillère
Origine du mot crémaillère
De l’ancien français cramail, du latin cramaculus (« crémaillère »), dérivé du grec ancien κρεμαστήρ, kremastêr avec le suffixe -(i)ère.
D'après le Wiktionnaire, CC BY-SA.
L'étymologie de crémaillère selon le Littré
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1872-1877 : l'étymologie telle que la philologie de son temps l'établissait.
Le mot crémaillère d'après le Littré
s. f. Pièce de fer plate, dentelée et recourbée par le bas, qu'on suspend dans les cheminées pour soutenir la marmite et d'autres vaisseaux sur le feu. Hausser, baisser la crémaillère. Lire l'article