Saintong. crainre ; provenç. cremer ; du latin tremere, trembler et aussi craindre. L'articulation tr s'est changée facilement en cr ; ce qu'il faut admettre, bien qu'on n'en ait pas d'exemples, l'étymologie étant d'ailleurs appuyée par le sens et par la forme eindre qui répond à emere, comme dans empreindre d'imprimere. Craindre répond à trémere avec l'accent sur tré, comme geindre à gémere ; cremir répond à une conjugaison changée, tremire, comme gémir à gemire ; non pas tremiscere ou gemiscere qui auraient donné cremoistre, gemoistre ou gemaistre, comme dans les formations de ce genre.
Étymologie de craindre
Origine du mot craindre
Du gallo-roman *crĕmĕre, altération du latin trĕmĕre, d'après le gaulois *critô (« frémir ») le gallois cryd (« frissons »), ysgryd (« avoir des frissons »), l'irlandais crith (« trembler, avoir des frissons »). Il aboutit régulièrement à criembre en ancien français (vers 880, Cantilène de sainte Eulalie), puis il est refait en craindre, d'après les verbes en -aindre (fraindre, plaindre, etc.).
D'après le Wiktionnaire, CC BY-SA.
L'étymologie de craindre selon le Littré
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1872-1877 : l'étymologie telle que la philologie de son temps l'établissait.
Le mot craindre d'après le Littré
v. a. Éprouver le sentiment qui fait reculer, hésiter devant quelque chose qui menace. Lire l'article