dé s. m.
Provenç. dat, datz ; catal. dau ; espagn. portug. et ital. dado ; d'après Ménage, du latin dare, dans le sens de jeter : datum, ce qui est jeté sur la table ; d'après Golius, de l'arabe dadd, jeu. De ces deux étymologies, la première est de beaucoup la plus vraisemblable.
dé s. m.
Berry, diau ; espagn. dedal ; ital. ditale ; romagnole, didel ; du latin digitale, de digitus (voy. DOIGT). L'ancienne forme française est deel, contracté en del, et confondu par assimilation avec dé à jouer. Quand on rapproche les formes romanes de dé à coudre et dé à jouer, d'une part dat, dado, et d'autre part dedal, ditale, deel, on voit tout de suite combien elles divergent.