Voy. DOULOIR. Picard (Boulonnais), dol ; Mayenne, duel ; wallon, doû ; rouchi, doel ; provenç. dol ; espagn. duelo ; ital. duolo. Il est très probable que l'auteur du jeu des trois rois (mystère du XVe s.) prononçait duel comme on prononce dans la Mayenne ; car il fait rimer avec hardel ce mot, qui pour lui est de deux syllabes, tandis que dans les textes plus anciens duel, prononcé deul, est constamment monosyllabe : Tuer nous fault, par grand desroy, Tous les enfans que trouverons.... Tant qu'arons tué le hardel, Qui tant de peine et de duel Nous fait ; avant, ne lessons rien. Dans l'ancienne langue, au nominatif, li dels, li dex, li diaux, au régime, le duel.
Étymologie de deuil
Voir aussi : Deuil
Origine du mot deuil
Du latin dolium (« douleur, chagrin ») ; (Xe siècle) sous la forme dol ; (XIe siècle) duel avec diphtongaison du o, amuïssement du l avec un pluriel dueus, deuz ; (XVIIe siècle) l’orthographe actuelle est une réfection sur le modèle œil, yeux avec création d’un pluriel régulier.
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L'étymologie de deuil selon le Littré
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1872-1877 : l'étymologie telle que la philologie de son temps l'établissait.
Le mot deuil d'après le Littré
s. m. Profonde tristesse causée par une grande calamité, par la perte de quelqu'un. La perte de plusieurs navires, corps et biens, jeta ce port de mer dans le deuil. Lire l'article