Génev. encre, s. m. ; wallon, enche ; provenç. encaut ; espagn. encausto ; ital. inchiostro ; anc. vénitien, incostro ; sicilien, inga ; angl. ink. L'origine de ces mots est le latin encaustum, en grec ἐγϰαυστρον, encre rouge avec laquelle les empereurs grecs signaient (de ἐν, et ϰαυστρὸς, brûlé, voy. ENCAUSTIQUE). Le mot latin et le mot grec s'accentuaient différemment ; le latin avait l'accent sur la syllabe cau, et le grec sur la syllabe ἔγϰ ; et, comme dans tous les mots tirés du grec où l'accentuation nationale était en conflit avec l'accentuation étrangère, la prononciation de encaustum était tantôt latine : encaústum, tantôt grecque : éncaustum ; du moins c'est ce que montrent les langues romanes qui reproduisent les unes éncaustum (le français, ses patois et le sicilien), les autres encaústum (le provençal, l'espagnol et l'italien).
Étymologie de encre
L'étymologie de encre selon le Littré
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1872-1877 : l'étymologie telle que la philologie de son temps l'établissait.
Le mot encre d'après le Littré
s. f. Liqueur ordinairement noire dont on se sert pour écrire, pour imprimer. Lire l'article