Provenç. essil, ravage, destruction ; du latin exilium, dont l'étymologie est douteuse, à cause de la forme parallèle exsul, exsulare ; on a indiqué exsilire, qui n'explique point exsulare ; quant à exsulare, on a proposé ex solo, hors du sol, ou, en prenant en considération con-sul, in-sula, un thème sul qui serait voisin de solium, siége. Dans l'ancienne langue, exil avait le sens de ravage, destruction plus souvent que celui de bannissement. Palsgrave, p. 60, dit (au XVIe siècle) qu'on prononçait euzil.
Étymologie de exil
Voir aussi : Exil
Origine du mot exil
Du latin ex(s)ilium venant de ex(s)ul (« séjournant à l’étranger, banni ») ou de ex(s)ilere (« sauter dehors ») ; première apparition en France en 1080, en Allemagne à la fin du XVIIIe siècle (cf. Joachim Henrich Campe).
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L'étymologie de exil selon le Littré
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1872-1877 : l'étymologie telle que la philologie de son temps l'établissait.
Le mot exil d'après le Littré
s. m. Expulsion hors de la patrie. Le bannissement est infamant et l'exil ne l'est pas. Lire l'article