Wallon, feume ; bourguign. fanne ; ni vernais, fonne ; provenç. feme, femma, femena ; anc. catal. fembra ; espagn. hembra ; portug. femea ; ital femmina ; du latin foemina ou faemina ; d'après les derniers étymologistes, d'un radical foe, qui se trouve dans fœtus, fecundus, et de mina, suffixe participial, de sorte que foemina, participe du moyen, signifierait celle qui nourrit, allaite.
Étymologie de femme
Origine du mot femme
(1080) Du latin fēmĭna (« femelle », « femme »). L’étymologie de fēmĭna est obscure :
- « celle qui enfante, qui donne la vie », participe moyen substantivé de *feo (« produire, enfanter ») qui a donné fetus, fetura, fecundus, fenum, fenus (voir ces mots).
- « celle qui allaite », apparenté à filius, fellare (« téter, sucer »).
Le latin fēmĭna était en concurrence sur le territoire gallo-romain avec les mots mulier (« femme ») et uxor (« épouse »). Ces deux derniers mots passeront en ancien français, sous la forme : moillier (« épouse, femme ») et oissour (« épouse »).
Fēmĭna était accentué sur la première syllabe, c’est elle qui restera en ancien français. Le mot sera prononcé avec une voyelle longue \fẽː.me\, qui s’ouvre ensuite en \fãː.me\ pour se raccourcir enfin, \fam\ après la dénasalisation qui s’est produite au XVIIe siècle.
Orthographe du mot : La forme femme est la première forme attestée en (1080) dans , mais elle a coexisté avec les formes feme et fame durant le Moyen Âge, la première étant plus influencée par l’étymologie et la deuxième par la prononciation. On trouve dans les autres langues d’oïl une évolution similaire : feume en wallon, fanne en bourguignon et fonne en nivernais (dialecte du berrichon).
D'après le Wiktionnaire, CC BY-SA.
L'étymologie de femme selon le Littré
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1872-1877 : l'étymologie telle que la philologie de son temps l'établissait.
Le mot femme d'après le Littré
s. f. L'être qui dans l'espèce humaine appartient au sexe féminin ; la compagne de l'homme. Lire l'article