Picard, wastel ; wallon, wastai ; provenc. gastal ; du moyen haut-allemand wastel, gâteau. Dans l'ancien français, le nominatif est li gastels ou gastaus, et le régime le gastel. Peut-on rapprocher l'allemand wastel de wastijan, gâter, perdre ? le wastel aurait-il été dit farine perdue à cause de la dépense qu'il causait ? Il y a dans la Flandre française un gâteau (brioche frite) qu'on nomme pain perdu.
Étymologie de gâteau
Origine du mot gâteau
vers 1138 De l’ancien français gastel, issu du latin populaire *wastellum, probablement lui-même du vieux-francique *wastil (« nourriture ») (d’où le vieux saxon wist (« nourriture ») et le vieux et le moyen haut allemand wist, de même sens), dérivé de *wahs (« cire »), qui a donné l’anglais wax et l’allemand Wachs. D’autres font dériver le vieux-francique *wastil d’une racine proto-germanique *was-tilaz, elle-même issue de l’indo-européen commun *wes- (« manger, consommer »). Pierre Guiraud, quant à lui, apparente l’ancien français gastel au moyen français gasche (« galette »), apparenté à gâcher (« délayer du plâtre »), issu selon lui d’un étymon gallo-roman *vasitare (« faire une pâte »). A comparer avec le wallon liégeois wastê.
Le terme est d’abord attesté au pluriel sous la forme gastels vers 1138, puis au cas sujet singulier gastiax vers 1170. On trouve, vers 1265, la forme gastiau, puis gasteau au XVe siècle. La forme actuelle est quant à elle attestée depuis 1636.
D'après le Wiktionnaire, CC BY-SA.
L'étymologie de gâteau selon le Littré
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1872-1877 : l'étymologie telle que la philologie de son temps l'établissait.
Le mot gâteau d'après le Littré
s. m. Pâtisserie faite avec de la farine, du beurre et des œufs. Lire l'article