Wall. wagni ; Berry, gaingné ; prov. gazanhar, gazagnar, guazanhar, gaaniar ; anc. cat. guadagnar ; cat. mod. guanyar ; ital. guadagnare ; du germanique : anc. haut-allem. weidanjan, faire paître, weida, pâturage. Toutes les formes sont trisyllabes ; le sens de paître, qui ne figure pas dans l'historique de gaaigner, figure dans gagnage. La langue d'oïl, du sens rural de paître, a passé au sens rural de labourer ; puis le profit fait par la culture a désigné toute sorte de profits, le gagner, ce qui est le seul sens resté aujourd'hui en usage. Bèze, au XVIe siècle, a gaigner ; mais il ajoute que ceux qui parlent plus purement disent gagner. L'espagnol dit ganar, de deux syllabes ; mais ce ganar est le bas-latin ganare, acquérir, dont on ignore l'origine.
Étymologie de gagner
Origine du mot gagner
(1135) De l’ancien français gaaigner, du bas latin *wadaniare, emprunté au vieux-francique *waidanjan (« paître »), à comparer avec le wallon wangnî (« même sens »).
D'après le Wiktionnaire, CC BY-SA.
L'étymologie de gagner selon le Littré
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1872-1877 : l'étymologie telle que la philologie de son temps l'établissait.
Le mot gagner d'après le Littré
v. a. Terme de chasse, dans lequel seul le sens étymologique est resté. Paître, en parlant des animaux de chasse. À la tombée du jour, le lapin sort du bois et vient gagner. Lire l'article