Provenç. maligne ; espagn. et ital. maligno ; du lat. malignus, dérivé de malus, méchant. Le wallon dit malignant, qui est le participe présent d'un ancien verbe maligner, d'où l'anglais malignant.
Étymologie de malin
Voir aussi : Malin
Origine du mot malin
Du latin malignus (« qui engendre le mal »), dérivé de malus (« mauvais ») avec un suffixe -gnus (équivalent à -gène issu du grec ancien).
Les adjectifs malin et bénin (du latin benignus) auraient dû faire maligne, bénigne au masculin, comme digne issu du latin dignus et c’était le cas jusqu’au 15 siècle, époque où le féminin prononcé comme les adjectifs en -ine a entraîné la réfection populaire du masculin dans la classe des adjectifs en -in d’autant que le sens étymologique du suffixe latin -gnus a cessé d’être perceptible pour les locuteurs francophones qui ont réinterprété le suffixe avec la valeur diminutive : « un peu mal, pas très bien » pour malin, « un peu bien, pas très mal », pour bénin. À la Renaissance, le masculin a été écrit malingt pour « coller » à la fois avec la prononciation (→ voir vingt) et l’étymologie.
La forme féminine maline est restée jusqu’à nos jours dans la prononciation « vulgaire » (d’aucuns diraient « standard » étant donné la formation du masculin) et dans les langues régionales, la prononciation avec \ɲ\ s’imposant progressivement à partir du XVIIe siècle depuis le parler parisien.
D'après le Wiktionnaire, CC BY-SA.
L'étymologie de malin selon le Littré
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1872-1877 : l'étymologie telle que la philologie de son temps l'établissait.
Le mot malin d'après le Littré
adj. Qui a de la malignité, qui se plaît au mal. Lire l'article