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Étymologie de ouvrir

verbe· d'après le Wiktionnaire et le Littré (1872)· synonymes· rimes· famille· contraire· mots qui vont avec· traductions· Littré

Origine du mot ouvrir

Du latin aperīre (« ouvrir ») devenu *operīre en latin populaire, probablement sous l’influence analogique de cooperire (« couvrir »). (vers 980) obrirent (« ouvrirent »).

D'après le Wiktionnaire, CC BY-SA.

L'étymologie de ouvrir selon le Littré

Bourg. ôvri ; Berry, ovrir ; prov. ubrir, obrir ; anc. cat. ubrir ; anc. ital. oprire. Ce mot soulève de grandes difficultés. Il ne peut venir du latin aperire ; l'a latin ne se change pas en o ou u dans les langues romanes ; et, si on admettait en français ce changement à cause de l'exemple de orteil provenant d'articulus, il ne serait pas loisible d'étendre cette particularité au provençal, à l'ancien catalan, à l'ancien italien. L'espagnol et l'italien disent régulièrement abrir et aprire. Diez a essayé de lever la difficulté : suivant lui, ouvrir vient de de-operire, découvrir, de cette façon : ovrir est une contraction de a-ovrir, qui existe en effet et qui ne signifie rien de plus que ouvrir ; aovrir est une syncope du provençal adubrir, qui signifie ouvrir, et qui doit se décomposer non en ad-ubrir, mais en a-dubrir, lequel dubrir est de-operire. Ce dubrir est appuyé en effet par le provençal moderne durbi, le piémontais durvi, le wallon drovi, le lorrain deurvi, qui tous signifient ouvrir ; on dit aussi en basse Bourgogne : la porte, alle est douverte. Mais la conjecture de Diez ne paraît pas admissible ; en effet adubrir se décompose certainement en ad-uvrir, comme le français aovrir en a-ovrir ; c'est ce que prouvent tous les composés de ce genre aorner, aemplir, aüner, etc. Cette hypothèse écartée, la difficulté reparaît entière ; et, dans l'état actuel des documents, la seule explication qui se présente, c'est que ou bien la langue a confondu aperire et operire, confusion qui est commune au français, au provençal, et qui a même atteint jusqu'à un certain point le catalan et l'italien, ou bien, l'a latin ayant été changé en o, ce qui n'est pas impossible en français, c'est du français qu'il a passé au provençal et au catalan. Quant aux formes qui ont un d, on peut sans doute les rattacher à de-operire, mais on peut aussi y voir ouvrir composé avec de au sens augmentatif ; comparez à ÔTER un cas pareil où les patois ont un d. Quelques traces paraissent indiquer que avrir n'a pas été étranger très anciennement à la langue ; Génin, Roland, p. 516, cite porte averte, et, p. 517, avre les oilz, dans un texte de la Chanson de Roland, mais ce texte a été écrit en Italie avec beaucoup de formes causées par l'influence du pays, et dès lors prouve peu pour le français ; il y a beaucoup plus d'autorité dans : sepulcre avranz est li guatur d'icels (FR. MICHEL, Liber psalm. p. XVIII), qui est la traduction de : Sepulchrum patens est guttur eorum. Avrant semblerait montrer que, de même que la forme en o n'était pas tout à fait étrangère à l'Italie, la forme en a n'était pas tout à fait étrangère à la France.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1872-1877 : l'étymologie telle que la philologie de son temps l'établissait.

Le mot ouvrir d'après le Littré

v. a. Écarter ce qui empêche d'entrer, de pénétrer, de voir ; faire que ce qui était clos ne le soit plus. Ouvrir une fenêtre, une armoire. Ouvrir le robinet d'une fontaine. Lire l'article

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