tricot s. m.
Diez est porté à croire que tricoter est pour estricoter comme pâmer pour espasmer, et qu'il représente le néerlandais strik, maille, strikken, nouer. Au XVe et au XVIe siècle il y avait les mots trichot, tricotement, tricoter, tricoteur, qui signifiaient chicaneur, chicaner, chicane ; ils n'appartiennent pas à ce sens-ci ; ce sont des dérivés de tricher (voy. ce mot). Un arrêt du conseil du 7 août 1718 concernant les serges se réfère en ces termes à des lettres patentes : " Le feu roy.... ayant autorisé, par ses lettres patentes du mois de mars 1669, des statuts pour les manufactures des villages de Tricot et de Piennes en Picardie.... " Ainsi, dès le milieu du XVIIe siècle, le village de Tricot (départ. de l'Oise) avait des manufactures de serge ; aurait-il aussi fait du tricot, et serait-ce de là que le nom serait venu ? Mais, laissant cela, comme il n'y a pas d'autre historique que triquoteuse au XVIe siècle, cette orthographe fait croire que tricot vient de trique, l'aiguille en bois ayant été nommée un tricot ou petite trique.