Le sens propre et ancien de tromper est jouer de la trompe. Néanmoins Diez pense que tromper au sens d'abuser vient non pas de là, mais de trompe, qui a signifié toupie (voy. TROMPE 2), et qu'il signifie, au propre, faire aller comme une toupie. Mais l'emploi le plus ancien de tromper au sens d'abuser est se tromper de quelqu'un, ce qui signifie s'en jouer. Tromper, jouer de la trompe, s'est construit avec le pronom personnel comme tant d'autres verbes neutres ; et se tromper a passé au sens de se moquer (voyez, à l'historique de trompette, un exemple de la transition, et comparez se jouer de quelqu'un et jouer quelqu'un).
Étymologie de tromper
Origine du mot tromper
(1694) Dénominal de l’ancien français trompe (« tromperie, menterie »).
Tromper signifiait avant le XIVe siècle « jouer de la trompe ». Ce verbe neutre, en prenant la forme réfléchie, « se tromper », acquit le sens de « se jouer de », puis de « se moquer de ». Il s’agit d’un cas de néologisme de signification.
D'après le Wiktionnaire, CC BY-SA.
L'étymologie de tromper selon le Littré
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1872-1877 : l'étymologie telle que la philologie de son temps l'établissait.
Le mot tromper d'après le Littré
v. a. Induire en erreur en employant la ruse, l'artifice, le mensonge. Lire l'article