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Pléthore de mots bien,
un seul est le mot juste.

aigreur dans le Littré

1 article· 14 citations· rimes· synonymes· étymologie· traductions· prononciation (3)

aigreur s. f. (è-greur)

  1. 1Qualité de ce qui est aigre. Ce vin, ce lait a de l'aigreur.

    • Le goût ne nous dit rien des sucs exprimés sur notre langue, ni comment ils doivent être faits pour nous causer du plaisir ou de la douleur, de la douceur ou de l'aigreur ou de l'amertume Bossuet, Conn. III, 8
  2. 2Rapports que causent certains aliments ou des aliments mal digérés. Je suis sujet à des aigreurs d'estomac.

  3. 3Fig. Disposition d'esprit qui se traduit en paroles piquantes. L'aigreur de la discussion. Plaisanteries pleines d'aigreur. Cela leur donne de l'aigreur.

  4. 4Sentiment pénible. Il y a de l'aigreur entre eux, il y a un commencement de brouillerie. Voltaire a reproché à Corneille l'emploi d'aigreur dans ces vers, disant qu'il fallait amertume. Mais aigreur peut très bien avoir le sens donné par Corneille, et on le trouvera à l'historique, employé dans Montaigne de la même façon : les aigreurs du mariage.

  5. 5Qualité aigre, en parlant d'un métal.

    • Le fer même s'adoucit dans le feu et sous le marteau, et corrige son aigreur naturelle Bossuet, Connais. V, 4
  6. 6Au plur. En termes de graveur, tailles trop profondes.

Étymologie

Aigre ; provenç. et catal. agror.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1872-1877 · cliquer un vers pour le scander