1bondé, ée part. passé. (bon-dé, dée)
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Navire bondé.
Navire bondé.
1Large ouverture de fond, destinée à laisser écouler toute l'eau de l'étang quand on retire le tampon qui la bouche ordinairement.
Par extension, la pièce de bois qui sert à boucher la bonde.
2Trou rond par lequel on remplit un tonneau.
Le morceau de bois qui sert à boucher la bonde d'un tonneau. On dit plus souvent bondon.
Fig.
Notre amante Lâche la bonde aux pleurs cette fois-làLa Fontaine, Court.
En levant les bondes des diguesBossuet, Haine, 2
Je lâche la bonde à mes larmesJ.-J. Rousseau, Conf. IV
3Pièce de cuivre garnie d'un rebord et qu'on soude sur la faïence d'une cuvette de garde-robe.
Dans l'emploi figuré, quand on dit lâcher, ouvrir la bonde, on considère l'ouverture. Quand on dit lever la bonde, on considère le tampon. La remarque de ceux qui condamnent lever la bonde n'est donc pas admissible.
D'après Diez, de l'allemand : suisse, punt ; souabe, bunte ; ancien haut-all. s-punt ; angl. bung. Étymologie très vraisemblable, mais qui rencontre une difficulté dans l'historique où bonde signifie borne (angl. bound). Que de bone, ancienne forme de borne, on ait fait bonde, c'est ce qui se peut très bien, par l'attraction de l'n pour le d, comme rendre de reddere ; qu'on ait passé du sens de borne, soit en raison de l'usage, soit en raison d'une assimilation de forme, au sens de bonde ; cela se conçoit aussi ; et dès lors, vu l'historique, il semble qu'on ne peut séparer bonde de bone ou borne (voy. BORNE).
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1872-1877 · cliquer un vers pour le scander