1garé, ée part. passé (ga-ré, rée)
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Mis à l'abri dans une gare. Un bateau, un convoi garé.
Défenses à tous courtiers et jaugeurs de vins de goûter ni jauger ceux qui seront ès bateaux garés ès dites îles et ports
Aides, 27 mars 1620
Mis à l'abri dans une gare. Un bateau, un convoi garé.
Défenses à tous courtiers et jaugeurs de vins de goûter ni jauger ceux qui seront ès bateaux garés ès dites îles et portsAides, 27 mars 1620
1Terme familier. Il s'emploie lorsqu'on avertit de se ranger, de faire place, d'éviter quelque chose qui est lancé, qui tombe.
Il faut que je voie, que je m'informe, que je coure chez le notaire ; gare que je passePICARD, Marionnettes, v, 9
Gare devant, se dit pour avertir quelqu'un qui est devant nous de se détourner.
Gare, se dit aussi pour avertir de prendre garde.
Gare, gare, gare ; voici quelqu'un qui vient interrompre la conversationDancourt, l'Opérateur, sc. 11
En termes de chasse, celui qui entend le cerf bondir de la reposée doit crier gare.
2Frapper sans dire gare, frapper sans avoir menacé.
...sans leur dire gare, elle [la mort] abat les humainsMolière, l'Ét. II, 4
À qui en a-t-il donc de vous rosser comme cela sans dire gare ?Dancourt, Tuteur, sc. 9
Sans dire gare, signifie aussi sans avertir.
3Gare, exprime aussi qu'on appréhende pour soi ou pour les autres certaines choses fâcheuses.
Mon vieux tronc a porté quelques fruits cette année.... les sots et les fanatiques auront bon temps cet automne et l'hiver prochain ; mais gare le printempsVoltaire, Lett. d'Argental, 28 août 1760
La petite diatribe que je vous envoie a été fort applaudie à la représentation ; mais gare la lectureD'Alembert, Lett. à Voltaire, 24 janv. 1778
4Gare le pot au noir, s'est dit autrefois, au jeu de colin-maillard, pour exprimer ce qu'on dit aujourd'hui casse-cou.
Impératif du verbe garer ; bourguig. gaire.
1Lieu disposé sur les rivières pour servir d'abri aux bateaux contre les glaces, les inondations, etc.
2Par extension, lieu de dépôt de marchandises sur les lignes de chemins de fer.
Nom de parties d'un chemin de fer qui, situées en dehors de la voie ordinaire, servent à éviter la rencontre des convois. Gare d'arrivée et de départ, celles des deux extrémités du chemin. Gare d'évitement, celle qui reçoit et abrite un convoi pendant qu'un autre convoi passe.
Station d'embarquement et de débarquement des voyageurs et des marchandises sur les chemins de fer.
Voy. GARER.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1872-1877 · cliquer un vers pour le scander