1payé, ée part. passé (pè-ié, iée)
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1Acquitté, en parlant d'une dette. Une forte somme payée par le débiteur.
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Cela est bien payé, n'est pas payé, se dit d'une chose dont on offre tout ce qu'elle vaut, ou moins cher qu'elle ne vaut.
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Une fois payé, se dit pour exprimer qu'on est quitte de toute demande nouvelle ou réclamation.
Je ne puis assez admirer votre désintéressement de me sacrifier de si grands intérêts pour la somme de 3000 livres, une fois payée
Voltaire, Lett. Fez, 17 mai 1762
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Payé cent francs à valoir. Quand payé est ainsi placé avant le nom, il n'y a point d'accord.
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2Il se dit de celui à qui l'on devait. Des créanciers payés jusqu'au dernier.
Il disait quelquefois que les ambitieux que l'on loue tant étaient des glorieux qui font des bassesses, ou des mercenaires qui veulent être payés
Fléchier, Duc de Montaus.- Bellone va réduire en cendresLes courtines de PhilipsbourgPar cinquante mille AlexandresPayés à quatre sous par jour Voltaire, Épîtres, XXXVII
- Vers sa gauche, le prince a ces bandes vénalesQui vinrent, pour de l'or, sous ses lois se ranger ;Vingt peuples différents et d'armes inégalesComposent ce ramas payé pour égorger MASSON, Helvét. VII
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3Fig. Qui a reçu un juste dédommagement.
- L'amant est trop payé quand son service oblige Corneille, Perthar. II, 1
Allez la voir, je vous prie : et vous serez payée de toutes vos peines
Mme de Maintenon, Lett. à Mme de Villette, 13 août 1708Un instant de contrainte qui doit être payé d'une félicité sans fin et sans mesure
Massillon, Avent, Mort du péch.
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Ironiquement. Qui a reçu un juste châtiment.
Ma foi, chevalier, tu en tiens, et te voilà payé de ta raillerie
Molière, Critique, 7M. de Pompignan attaqua tous les gens de lettres dans son discours à l'Académie ; il en a été payé
Voltaire, Lett. Pezai, 9 mars 1767
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Il est payé pour, c'est-à-dire il a fait une assez triste expérience de la chose pour...
Il est pourtant payé pour en être moins étonné qu'un autre ; car il n'a que trop bien appris combien les hommes sont méchants, injustes et cruels
D'Alembert, Lett. à Voltaire, 24 août 1752
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Il n'est pas payé pour..., c'est-à-dire il a de justes raisons pour ne pas...
Ceux qui ne connaissent Mme d'Holbach que sur la parole de M. Suard ne la connaissent point, parce que M. Suard n'était pas payé pour en dire du bien
Diderot, Mém. t. II, p. 411
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4Plus payé, voy. PLUS.