1séché, ée part. passé (sè-ché, chée)
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Rendu sec.
- Le ciel même peut-il réparer les ruinesDe cet arbre séché jusque dans ses racines ? Racine, Athal. I, 1
Quelques pleurs.... Versés par le regret, et séchés par la rage
Delille, Imag. IV
Rendu sec.
Quelques pleurs.... Versés par le regret, et séchés par la rageDelille, Imag. IV
Nom d'un genre de céphalopodes, dont chaque espèce a dix bras. L'on y distingue la sèche officinale, commune sur nos côtes de la Méditerranée et de l'Océan, dont le corps contient un os spongieux employé autrefois comme absorbant.
Divers auteurs anciens et modernes avaient prêté à la sèche la petite ruse de troubler l'eau par l'émission volontaire de son encre.... mais d'autres auteurs, moins amis du merveilleux, préfèrent de penser que l'émission de la liqueur n'est que l'effet de la peur qui saisit l'animalBonnet, Contempl. nat. XII, 27
L'encre de la sèche est une sorte de précipité charbonneux indissoluble dans le plus grand nombre des réactifs, et suspendu dans une liqueur muqueuseFOURCROY, Conn. chim. t. X, p. 333
Prov. sepia ; catal. sipia, cipia ; esp. sepia, jibia ; it. seppia ; du lat. sepia, du grec σηπία.
1Terme de marine. Vergue barrée gréée sur le mât d'artimon.
2Nom donné à des parties du fond de la mer, qui s'élèvent à une hauteur assez grande pour paraître à découvert au-dessus du niveau de l'eau, à l'époque de la basse mer ou dans des temps calmes.
Nous avons fait le nord-est pour passer entre ladite île et Palme, rangeant toujours de fort près ladite Vache à cause d'une sèche qui est presque au milieu de la passeJourn. de la route du vaisseau le More, 1688, dans JAL
Sec ; ital. secca.
Sorte de maladie qui attaque les pins du département des Landes.
On serait disposé à croire que l'hylobe s'attaque aux jeunes pins atteints de la sèche et contribue ainsi à étendre le malEnquête sur les incendies des Landes, p. 17
Dans certaines portions, le sol a été tellement desséché par cet écoulement artificiel [les fossés d'assainissement] qu'il se manifeste des sèches dans lesquelles les pins meurent en abondanceib. p. 52
En écrêtant le sol de manière à mettre à nu le collet de la racine du pin on arrête la propagation de la sècheib. p. 17
1Qui a peu ou qui n'a pas d'humidité. Sec comme une allumette. Un temps, un froid sec.
La rosée tomba sur toute la terre, et la toison seule demeura sècheSaci, Bible, Juges, VI, 4
Vous m'avez donné une terre sèche, donnez-m'en une aussi où il y ait des eaux en abondanceSaci, ib. I, 45
Les grenadiers, les palmiers et tous les arbres des champs sont devenus tout secsSaci, ib. Joet, I, 12
Déjà la flamme vole, elle dévore le vaisseau, qui est d'un bois sec et enduit de résineFénelon, Tél. VII
Un morceau de bois bien sec qui ne pèse que trois livres, en pèsera cinq lorsqu'il aura séjourné plusieurs années dans l'eauBuffon, Hist. nat. introd. part. exp. t. VIII, p. 334
Jusqu'au sec arbre, locution des poëmes du XIIe et du XIIIe siècle pour dire : jusqu'au bout du monde.
Familièrement. Sec comme pendu, se dit d'un homme très maigre.
Terme d'histoire naturelle. Se dit en général d'un organe qui ne contient pas beaucoup de sucs.
Terme de marine. Banc sec, celui qui découvre au jusant.
Terme de graveur. Graver à la pointe sèche, faire des traits ou des hachures sur la planche sans employer l'eau-forte.
Substantivement.
2Qui n'est plus frais, en parlant d'herbes, de plantes et autres objets. Des herbes sèches. Du fromage sec. Des haricots secs. Des roses sèches.
3Que l'on a fait sécher, qu'on a rendu moins humide. Des fruits secs. De la morue sèche.
Confitures sèches, fruits confits conservés hors du sirop.
Fig. Fruit sec, voy. FRUIT 1, n° 2. On dit aussi quelquefois par abréviation : Il a été sec à l'école polytechnique, il a mal passé ses examens et est sorti sans être placé.
4Qui n'est pas mouillé, qui n'est pas moite. Les rues sont sèches. Il fait sec dans les rues. Les plâtres ne sont pas secs. Avoir la bouche, la langue, la gorge sèche.
La partie sèche du globe que nous habitons a été longtemps sous les eaux de la merBuffon, Hist. nat. 2e disc. Œuv. t. I, p. 117
Il [le rat d'eau] ne quitte pas le bord des eaux, ne s'en éloigne même pas autant que la loutre, qui quelquefois s'écarte et voyage en pays sec à plus d'une lieueBuffon, Quadrup. t. II, p. 299
Orage sec, orage qui n'est pas accompagné de pluie.
Fossé sec, fossé d'une place de guerre, d'un château, où il n'y a point d'eau et qui n'est point destiné à en avoir.
À pied sec, sans se mouiller, en traversant un cours d'eau, un ruisseau, quand il n'a plus d'eau, ou quand il n'en a plus guère. Traverser un bras de rivière à pied sec.
Avoir une toux sèche, tousser sans cracher.
Terme d'ancienne médecine. Un sang sec, un sang où il n'y a pas assez de sérosité.
D'un œil sec, avec des yeux secs, sans pleurer.
Il est impossible de le lire avec des yeux secsMme de Sévigné, 401
L'autre, avec des yeux secs et presque indifférents, Voit mourir ses deux fils par son ordre expirantsRacine, Bérén. IV, 5
5Un vin sec, vin qui n'a rien de liquoreux.
Un vin sec, aigrelet et assez agréable qui tire son origine de Madère, et que consomment les colons richesRaynal, Hist. phil. II, 18
6Qui n'a point d'embonpoint, de graisse.
Des gens tout secs de faim et de pauvretéSaci, Bible, Job, XXX, 3
Je n'eusse jamais pensé que cette Mme de Charmes eût pu devenir sèche comme du boisMme de Sévigné, 383
[Auteurs].... de qui le corps sec et la mine affamée N'en sont pas mieux refaits pour tant de renomméeBoileau, Sat. I
C'était [Bouillé, président de la chambre des comptes] un homme sec et sobre autant que son frère était gourmand, ivrogne et débauchéSaint-Simon, 329, 79
Elle [une vieille dame] était sèche comme le bois d'un vieux violon, et vécut dans cet état près de quatre-vingts ans, sans presque souffrirVoltaire, Lett. à Mme de Fontaine, 8 janv. 1756
Ce personnage sec et long qui se promène seul à l'écartMarmontel, Contes moraux, Connaisseur.
Substantivement. Un grand sec.
Ce cheval a la tête sèche, il n'a pas la tête chargée de chair.
Ce cheval a les jambes sèches, il les a nerveuses, peu chargées de chair.
7Il se dit de ce qui n'est pas accompagné d'un accessoire habituel.
Pain sec, pain tout sec, du pain pour tout aliment.
Fig.
Une âme qui vit du pain sec de la tribulation, ne se lasse jamais de chercher DieuFénelon, t. XVIII, p. 259
Le pain sec, punition de collége par laquelle on ne donne dans un repas à un écolier que du pain. On l'a mis au pain sec.
Nourrice sèche, mère ou nourrice qui, par une raison quelconque, ne donnant pas à téter, élève l'enfant au biberon
Messe sèche, voy MESSE.
Mur de pierres sèches, mur fait sans plâtre, ciment ou mortier, mais seulement de pierres arrangées les unes sur les autres.
Girone d'abord a été une grande entreprise, ensuite on a parlé d'une muraille sèche pour toute défenseMme de Maintenon, Lett. au duc de Noailles, 25 janv. 1711
Les coteaux sont généralement coupés en terrasses soutenues par des murailles sèchesRaynal, Hist. phil. I, 20
On dit de même : construire en pierres sèches, conduit de pierres sèches, ouvrage à pierre sèche.
Consultation sèche, se disait d'une consultation qu'un avocat donnait par occasion sans recevoir d'argent.
Ventouse sèche, voy. VENTOUSE.
Cale sèche, voy. CALE.
Bricole sèche, se dit au billard quand, en voulant jouer de bricole, on manque à toucher.
Terme de marine. Se dit d'une vergue qui, quoique établie en croix, n'est pas destinée à avoir une voile enverguée
La panne et la cape sèches sont celles où l'on se tient en travers au vent sans se servir de ses voiles.
8Habit sec, habit usé jusqu'à montrer la corde (locution peu usitée).
9Coup sec, coup donné avec promptitude sans rester sur l'objet frappé.
Un pouls sec, pouls qui donne un coup sec au doigt qui l'explore.
Au billard, donner un coup sec, donner un seul coup contre sa bille et retirer la queue à soi sur-le-champ, au lieu de pousser la bille et de la conduire avec la queue.
Terme de marine. Grain sec, celui qui éclate sans pluie.
10Fig. Argent sec, argent comptant.
On dit de même : sec et liquide.
Perte sèche, perte absolue, sans compensation ni diminution. Il avait mis là vingt mille francs ; il n'en retirera guère que le quart ; c'est une perte sèche de quinze mille.
Une taxe sèche de dix-sept millionsDuclos, Œuv. t. V, p. 29
11Fig. Terme de peinture et de sculpture. Qui manque de moelleux, qui est dur et sans agrément. Des contours secs. Un coloris sec. Artiste qui a un faire sec, une manière sèche.
Polygnote fut le premier qui varia les mouvements du visage, et s'écarta de la manière sèche et servile de ses prédécesseursBarthélemy, Anach. Introd. part. 2, sect. 3
12Fig. Il se dit d'une prononciation qui n'a pas de mollesse. La double ll a deux prononciations en notre langue : l'une sèche et simple qui suit l'orthographe ; l'autre molle qui semble y joindre une h, Préf. du Théâtre de P. Corneille, édit. 1682.
13Fig. En parlant de l'esprit, de ses qualités, et des compositions littéraires, qui est dénué d'agrément, de grâce. Une morale sèche et rebutante. Style sec, style dépourvu d'ornements, sans charmes.
Les expressions du théâtre, où tout paraît effectif, où ce ne sont point des traits morts et des couleurs sèches qui agissent, mais des personnages vivants....Bossuet, Comédie, 4
C'est un auteur sec et aride, toutes ses expressions sont rudes et forcéesBoileau, Dissert. sur Joconde.
On donne aux enfants un petit catéchisme sec, et qu'ils apprennent par cœur sans en comprendre le sensFénelon, t. XXI, p. 106
Diogène de Laërce a écrit la vie de Socrate, mais d'une manière fort sèche et fort abrégéeRollin, Hist. anc. Œuvr. t. IV, p. 347
Ce n'est pas la peine d'envoyer mes magots de la Chine [l'Orphelin de la Chine, qui était d'abord en trois actes] ; je ne peux d'ailleurs avoir absolument que trois magots, les cinq seraient secs comme moi, au lieu que les trois ont de gros ventres comme des ChinoisVoltaire, Lett. à Mme de Fontaine, 22 août 1754
M. Rousseau est éloquent et pathétique, Hobbes sec, austère et vigoureuxDiderot, Opin. des anc. philos. (Hobbisme).
Matière sèche, matière qui n'offre pas de ressources pour la traiter avec intérêt.
Fig.
14Qui n'a point de sensibilité, en parlant des dispositions morales. Un cœur sec.
Je viens de lui écrire un petit billet [à Mlle de Méry] pour l'assurer que je ne suis point sèche, et qu'il eût été plus sec de ne se pas soucier de ses plaintesMme de Sévigné, 7 juill. 1680
Âmes sèches et frivoles, ce n'est pas pour vous que j'écris ; âmes tendres et sensibles, lisez-moi et pardonnez-moiD'Alembert, Lettre à Condorcet sur Mme Geoffrin
15Qui a une aridité morale.
Ma fille, je vous conseille de suivre toutes vos bonnes résolutions de règle et d'économie ; cela ne rajuste pas une maison, mais cela rend la vie moins sèche et moins ennuyeuseMme de Sévigné, 343
La mort de M. de Saint-Romain me fait peur ; je n'y vois pas un moment entre sa vie dure et sèche pour la religion et sa mortMme de Sévigné, 20 juill. 1694
Ne vous attachez pas à une pratique sèche et sans amour [dans la dévotion] ; commencez à aimer la personne ; l'amour de la personne vous fera aimer la doctrineBossuet, Médit. sur l'Évang. 89e jour.
Les premiers législateurs de la Grèce ne proposèrent pas à ces peuples des doctrines abstraites et sèchesDiderot, Opin. des anc. phil. (Grecs).
Quelle est donc la sèche amitié qui repousse mes confidences ?Beaumarchais, Mère coupable, I, 10
16Qui est d'une humeur un peu dure.
Me laisserai-je éblouir par un air de capacité ou de hauteur,... qui vous rend sec sur les louanges, et empêche qu'on ne puisse arracher de vous la moindre approbation ?La Bruyère, IX.
Si je veux être austère et sec avec mon élève....J.-J. Rousseau, Ém. IV
Il se dit aussi des choses.
Quand il était en particulier avec moi, ses manières étaient respectueuses et modérées, mais sèchesFénelon, Tél. XI
Pourquoi avez-vous écrit une lettre sèche et peu convenable à Mme du Chatelet, dans les circonstances présentes ?Voltaire, Lett. Thiriot, 7 janv. 1739
Des interrogations sèches et froides, sans aucun signe d'approbation ni de blâme sur mes réponses, ne me donnaient aucune confianceJ.-J. Rousseau, Confess. II
Vous forcerez le conseil à ne pouvoir plus répliquer que par un sec il n'y a lieuJ.-J. Rousseau, Lett. à Deluc, 7 juill. 1763
Mine sèche, mine qui annonce quelque mécontentement, quelque dépit.
Une grande femme maigre et menue, dont le visage étroit et long lui donnait une mine froide et sècheMarivaux, Marianne, 6e part.
Réponse sèche, réprimande sèche, réponse, réprimande désobligeante et brève.
On dit de même : parler, répondre d'un ton sec.
Messieurs, leur dit Mlle Hubert, d'un ton assez sec, je serais fâchée de vous gêner, vous êtes les maîtresMarivaux, Pays. parv. 3e part.
Il lui a fait un compliment fort sec, il lui a parlé d'une manière brève et un peu dure.
La donner sèche, la donner bien sèche, faire une proposition désagréable, donner quelque alarme sans précaution.
17Ruiné, privé d'argent.
N'est-ce pas une chose rude que de faire six mois de retraite pour avoir vécu cet hiver à Aix.... cette pensée est dure de songer que tout est sec pour vous jusqu'au mois de janvierMme de Sévigné, à Mme de Grignan, 6 mai 1680
Le marquis : Je suis sec, abîmé, mais parbleu J'ai deux bons appuis. - Cléon : Qui ? - Le marquis : Les femmes et le jeuDestouches, Dissip. I, 9
18S. m. Ce qui n'est pas humide. Le sec et l'humide.
Tirer au sec, à sec, se dit de l'action de vider un puits.
Terme de marine. Mettre les voiles au sec, les déployer pour les faire sécher.
19Fourrage sec, c'est-à-dire le foin, la paille et l'avoine. Un magasin de sec. Ce cheval est nourri au sec, tandis qu'il faudrait le mettre au vert.
Fig. Employer le vert et le sec, employer toute espèce de moyens.
20Terme d'office. Tirer des confitures au sec, les tirer de leur sirop.
Une corbeille, une assiette de sec, une corbeille, une assiette remplie de confitures sèches, et que l'on sert au dessert dans un repas.
21Sec pris adverbialement.
Boire sec, ne pas mettre d'eau dans son vin, bien boire.
Chers amis, voulez-vous vivre Autant que Melchisédec ? Dépêchez-vous de me suivre, Et comme moi buvez secPANNARD, Œuvr. t. III, p. 407
J'ai fort mauvaise opinion de cet homme-là ; il mange fort, il boit sec, il parle la bouche pleinePICARD, Deux Philibert, II, 4
Répondre sec, parler sec, répondre, parler sèchement, brusquement.
Peindre sec, peindre sans agrément et sans moelleux.
Filer sec, filer de la laine dégraissée avec du savon noir.
22À sec, loc. adv. Sans eau.
Je suis bien assurée que vous n'avez pas d'eau dans votre petite rivière, puisque notre belle Loire est entièrement à sec en plusieurs endroitsMme de Sévigné, 289
Il fallut mettre à sec une rivière si rapide et si profonde, en détournant ses eaux dans un lac immense que la reine avait fait creuserBossuet, Hist. III, 4
Un bâtiment est échoué à sec lorsqu'il reste à découvert sur la côte quand l'eau se retire.
Mettre à sec, se dit d'un vase que l'on vide jusqu'à la dernière goutte.
Fig. et familièrement. Être à sec, se trouver à sec, avoir perdu tout son argent, tout son avoir.
Cesse-t-on de payer [la pension à M. de la Garde] sans dire pourquoi ? un pauvre homme, accoutumé à cette douceur, demeure-t-il à sec sans qu'on lui dise un mot ?Mme de Sévigné, 8 janv. 1690
J'allai à mes abbés gascons et à quelques autres de cette classe : je les trouvai à secMarmontel, Mém. III
Fig. et familièrement. La bourse est à sec, il n'y a plus rien dedans, ou, dans un sens plus étendu, on n'a plus d'argent.
Mettre à sec, ruiner une personne, lui faire perdre tout ce qu'elle a.
Être à sec, signifie aussi n'avoir plus rien à dire.
Et partout sur le Wal, ainsi que sur le Leck, Le vers est en déroute, et le poëte à secBoileau, Épître IV
Terme de marine. À sec, sans l'aide des voiles, sans déployer une voile.
J'eus un vent si frais à ma traversée [de Lisbone au Port-Louis], que je vins à secMém. de Villette-Mursay, 1684, dans JAL
On dit aussi à sec de voiles.
23À sec, se dit, en Bretagne, dans les lieux où l'on donne à manger, quand on ne fournit ni vin, ni cidre, ni bière.
24Tout sec, uniquement, sans rien de plus. Son revenu consiste tout sec en cinquante écus de rente.
On dit de même toute sèche avec un nom féminin.
Ainsi la cruauté.... paraît officieuse [dire du mal de quelqu'un en paraissant le louer, s'intéresser à lui].... pire mille fois que la médisance toute sècheGuez de Balzac, 5e Disc. sur la cour.
25Martin-sec, voy. MARTIN-SEC, à son rang.
11Ajoutez :
Il se dit aussi des sons.
Son but était de remédier à l'inconvénient des sons secs et coupés de cet instrument en prolongeant leur tenueL. GOUGENOT, dans Mém. inéd. sur l'Acad. de peint. publiés par Dussieux, etc. t. II, p. 323
22À sec. Ajoutez :
Peinture à sec, par opposition à peinture à fresque, peinture exécutée sur une muraille sèche, sur du bois sec, ou sur tout autre fond sec.
Les moines l'accusaient [Lanfranc] d'avoir exécuté ses peintures à sec, au lieu de les avoir faites à fresque.... il était perdu de réputation, s'il demeurait prouvé qu'au lieu d'improviser à fresque les peintures de Saint-Martin, il avait pris son temps pour les exécuter lentement à sec, en les retouchant et en les corrigeant tout à son aiseJ. DUMESNIL, Hist. des amat. ital. p. 389 et 390
Filer à sec, filer sans humecter.
Nous filons à sec et nous peignons avec une légère addition d'huileEnquête, Traité de comm. avec l'Angleterre, t. III, p. 498
26Sec ou secs, à l'écarté, au billard, etc. se dit d'une partie unique et sans revanche et par opposition à partie liée. Je te joue cela en cinq sec ou secs.
Picard, sé ; Berry, chéche, sec, et aussi sé : du linge sé, des draps sés ; bourguig. sô ; wallon, seg ; norm. sec et au fém. sèque ; provenç. sec ; espagn. seco ; ital. secco ; du lat. siccus ; comparez le celtique : gaél. seac ; kimry, sygh, sick ; bas-breton, seach, sech ; racine sik, qui est dans le sanscr. sik-ata, sable ; bactrien, hik-us, sec.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1872-1877 · cliquer un vers pour le scander