Poésies, 1900· I Sonnets
A Jose maria de Heredia
Pour ton triomphe, Heredia !Pour celui qui me dédiaLes cinq fiers sonnets à Priape,Je veux boire jusqu’à quia
Comme un consul, comme un satrape.Et, si quelque jour le destin,Sous forme d’empereur latin,De ses bienfaits me jugeait digne,
Je voudrais avoir dans ma vignePrès d’un antre moussu, discret, —A nous les sesterces d’Auguste ! —
Ton buste, Heredia, ton buste,Et, certes décent, mais tout juste,En face, le Dieu qui rirait.
14 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poésies de Paul Arène, Paris, ALPHONSE LEMERRE, ÉDITEUR, 1900· numérisation gallica.bnf.fr· Sources