Poésies, 1900· I Sonnets
Souvenirs de Valescure
A Mlle Andrée Mariant.
Il neige, la nue est obscure,L’âpre hiver fait hurler les loups,Mais je rêve, rêver est doux,A tes matins clairs, Valescure,
Et vaguement je me figure— Souvenir voilà de tes coups —Prendre encor, là-bas, avec vous,Un bain de félicité pure.
Quand le long du torrent tari,Égarant Andrée et Gri-Gri,Nous nous en allions avec Jacques,
Corsaires au sombre dessein,Dans la calanque et dans ses flaquesSournoisement pêcher l’oursin.
Janvier 1893.
14 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poésies de Paul Arène, Paris, ALPHONSE LEMERRE, ÉDITEUR, 1900· numérisation gallica.bnf.fr· Sources