Poésies, 1900· I Sonnets
Fin de souper
Jadis les Romains, dans leurs fêtes,Plus fiers que nous sinon meilleurs,Entre les coupes et les fleurs,S’amusaient de mignons squelettes.
Rappelant, symboles railleurs,Aux pâles Césars, aux poètes,Aux belles filles toujours prêtes,La mort fatale et ses douleurs.
Aujourd’hui les fronts sont morosesEt les festins n’ont plus de roses,Essayons de pantins nouveaux,
Pierrot fou, Polichinelle ivre,Qui, vautrés parmi nos pavots,Hurlent : « Vivez, il fait bon vivre ! »
14 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poésies de Paul Arène, Paris, ALPHONSE LEMERRE, ÉDITEUR, 1900· numérisation gallica.bnf.fr· Sources