Poésies, 1900· I Sonnets
A la 1 re de l’arlésienne
Exacte : l’air galant et sage ;Le bandeau plat, brodé menu,Posé suivant le tour connu,Encadre bien ce doux visage.
Le fichu blanc et clair dégage,Par une épingle retenu,La nuque brune et le cou nu.Mais le corsage ! le corsage !
Est ce donc là ce joli nidQu’un peu de dentelle garnit ?Je m’y connais, moi qui vous parle.
Vite ôtons cette agrafe d’or.Ouvrons ces plis… encor… encor !Et vive le costume d’Arle !
14 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poésies de Paul Arène, Paris, ALPHONSE LEMERRE, ÉDITEUR, 1900· numérisation gallica.bnf.fr· Sources