Poésies, 1900· I Sonnets
A Mariani
Si les Faust dans leurs officinesPerchés sur des livres secretsChangent en bienfaisants extraitsDes herbes parfois assassines,
C’est que là-bas, dans les forêts,Les sucs des troncs et des racinesSe révèlent aux inspirés.Primordiales médecines !
Voilà pourquoi, Mariani,Aujourd’hui, mon rhume fini,Je rêve à la Magicienne
Fille d’Inca qui t’indiqua,Trésor de sa race ancienne,Les monts où mûrit la Coca.
14 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poésies de Paul Arène, Paris, ALPHONSE LEMERRE, ÉDITEUR, 1900· numérisation gallica.bnf.fr· Sources