Poésies, 1900· II Tableaux parisiens et paysages
Août en Provence
L’air est si chaud que la cigaleLa pauvre cigale frugaleQui se régale de chansons,Ne fait plus entendre les sonsDe sa chansonnette inégale ;Et, rêvant qu’elle agite encorSes petits tambourins de fée,Sur l’écorce des pins, chauffée,Où pleure une résine d’or,Ivre de soleil elle dort.
10 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poésies de Paul Arène, Paris, ALPHONSE LEMERRE, ÉDITEUR, 1900· numérisation gallica.bnf.fr· Sources